mardi, avril 29, 2008

Report du procès en appel du détenu politique sahraoui Mr. Mohamed BOUTABAA


Lettre d’information (2) ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Mardi 29 avril 2008

Report du procès en appel du détenu politique sahraoui Mr. Mohamed BOUTABAA

Le détenu politique sahraoui, Mr. Mohamed BOUTABAA (19 ans), a comparu, aujourd’hui mardi 29 avril 2008, devant la cour d’appel d’El-Ayoune. La cour a décidé de reporter son procès au 13 mai 2008.
Nous rappelons que Mr. Mohamed BOUTABAA avait été arrêté le 16 juin 2007 au quartier Matallah à El-Ayoune, incarcéré à la prison noire le 22 juin 2007, après avoir été présenté au procureur général après cinq jours passés au commissariat de la Police Judicaire (délai légal 48h, prolongeable de 24h sur ordre du procureur général). Mr. BOUTABAA est chargé d’avoir lancé des cocktails Molotov contre un véhicule d’un militaire et causé des brûlures à son occupant. Cette accusation qui, selon l’article 580 du Code pénal marocain, le place sous la menace de la peine capitale. Pour l’étayer, le Ministère public invoque le procès-verbal de la police judiciaire et du juge d’instruction.
Pour les avocats, il n’y a qu’en cas de flagrant délit que le dossier à lui seul peut être considéré comme suffisant pour fonder un jugement. Ici, aucun flagrant délit. Mr. BOUTABAA avait été arrêté un mois après l’incident, sur la base de témoignages recueillis par la police. Il est donc nécessaire et obligatoire, pour les juges selon les avocats, d’entendre les témoins, à charge comme à décharge, de questionner l’accusé et de juger à l’issue d’un débat contradictoire. Le 27 février, Mr. Mohamed BOUTABAA a finalement été jugé et condamné à un an de prison ferme.

English

Newsletter (2)

El-Ayoune - Western Sahara
Tuesday, April 29, 2008

The appeal trial of the Sahrawi political prisoner Mr. Mohamed BOUTABAA, postponed

The Sahrawi political prisoner, Mr. Mohamed BOUTABAA (19 years), has appeared today Tuesday, April 29, 2008, before the appellate court in El-Ayoune. The court decided to postpone his trial to 13 May 2008.
We recall that Mr. Mohamed BOUTABAA was arrested on June 16, 2007 at the district of Matallah in El-Ayoune, incarcerated at the black prison on June 22 2007, after being presented to the Attorney General after five days past in the Judicial Police station (48h are the legal deadline, extended by 24 hours on the orders of the attorney general). Mr. BOUTABAA is charged for throwing Molotov cocktails against a vehicle of a soldier and caused burns to its occupant. This accusation, under Article 580 of the Moroccan Penal Code, places Mr. BOUTABAA under the threat of the death penalty. To support this, the public prosecutor cites the judicial police and investigation judge records.
For lawyers, only when there in case of flagrant delicto, the report alone may be regarded as sufficient to base a judgement. Here, no flagrant delicto. Mr. BOUTABAA was arrested one month after the incident, based on testimonies collected by police. It is therefore necessary and mandatory, for judges as lawyers, to hear witnesses, to charge as exculpatory, questioning the accused and judge at the end of a contest trial. On 27 February, Mr. Mohamed BOUTABAA was eventually tried and sentenced to one year in prison.

Condamnation de Mr. ASFARI a deux mois de prison ferme


Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Mardi 29 avril 2008

Condamnation de Mr. ASFARI a deux mois de prison ferme

Le défenseur sahraoui des droits de l’homme, Mr. Ennaâma ASFARI, Coprésident du CORELSO, a comparu, hier lundi 28 avril 2008, devant la cour de première instance de Marrakech, pour des charges suivantes :
- Conduire en en état d’ivresse
- Possession d’une arme blanche (un couteau)
- Avoir frappé à l’œil une automobiliste suite à un accrochage de la voiture.
La défense de Mr. ASFARI a mis l’accent sur les violations du Code pénal marocain qui garantit au détenu le droit de prévenir immédiatement un membre de sa famille (ce qui n’a pas été fait dans le cas de Mr. ASFARI) et la protection de l’intégrité physique des détenus (Mr. ASFARI a été tabassé avant de la mettre dans la voiture des policiers et a été torturé dans un lieu inconnu et on ne lui a pas permis de voir un médecin). AL défense a également souligné les contradictions entre le témoin et la plaignante et mis l’accent sur l’absence de preuve (la plaignante a nié avoir vu Mr. ASFARI avec un couteau, aucune analyse médicale n’a été effectué pour prouver l’état d’ivresse). Le défense a alors demandé au juge de se prononcer de façon juste et sérieuse et de garantir une justice équitable à l’accusé.
Mr. ASFARI, prenant la parole, a précisé l’aspect politique de son jugement et a réfuté les accusations de la cour et a maintenu qu’il a été détenu sur la base de ses positions politiques en relation avec le conflit du Sahara Occidental.
La cour a alors prononcé une peine de deux mois de prison ferme contre Mr. Ennaâma ASFARI et une amende de trois milles de dirhams (3.000.00). La défense de Mr. ASFARI a décidé de faire appel.
Mr. ASFARI a été soutenu par les avocats, Me. Mohamed SABBARI et Me. Mustapha RACHIDI, et deux observateurs français, France WEYL et Aline CHANU, quatre observateurs espagnols et deux observateurs d'associations des Droits de l'Homme marocains en plus d’activistes sahraouis, comme l'ancien prisonnier sahraoui Sidi Mohamed DADACH président du CODAPSO, Mohamed MAYARA, membre du bureau exécutif de l’ASVDH, et Sid Ahmed LEJEYID, président du CSPRON.
Nous rappelons que Mr. ASFARI a été arrêté le 13 avril 2008 à Marrakech. Après divers lieux de détentions où il a subi des mauvais traitements, il a été présenté au procureur le 15 avril et est détenu depuis le 17 avril 2008 à la prison Boulemharez de Marrakech.

English Newsletter
El-Ayoune - Western Sahara
Tuesday, April 29, 2008

Mr. ASFARI sentenced to two months in prison

The Saharawi human rights defender, Mr. Ennaâma ASFARI, co-president of the CORELSO, appeared yesterday Monday, April 28, 2008, before the court of first instance in Marrakech, for the following charges:
- Driving in a state of drunkenness
- Possession of a white weapon (a knife)
- Having beaten a motorist on eye following a car clash.
The defence of Mr. ASFARI focused on violations of the Moroccan Penal Code which guarantees the detainee's right to prevent immediately a family member (which has not been done in the case of Mr. ASFARI) and protection of the physical integrity of the detainees (Mr. ASFARI was beaten before putting him in the police car and was tortured in an unknown location and he was not allowed to see a doctor). The defence also pointed out the contradictions between the witness and the complainant and emphasized the absence of evidence (the complainant denied seeing Mr. ASFARI with a knife, no medical analysis has been conducted to prove the drunk). The defence then asked the judge to rule fairly and seriously and to ensure a fair trial to the accused.
Mr. ASFARI, speaking, emphasised the political aspect of his judgement and refuted the accusations of the court and maintained he was detained on the basis of his political positions in relation to the conflict of Western Sahara.
The court then pronounced a sentence of two months' imprisonment against Mr. Ennaâma ASFARI and a fine of three thousands dirham (3.000.00). The defence of Mr. ASFARI decided to appeal.
Mr. ASFARI was supported by lawyers, Me Mohamed SABBARI and Me RACHIDI Mustapha, and two French observers, France WEYL and Aline CHANU, four observers from Spain and two observers from Moroccan Human Rights associations in addition to Sahrawi activists, such as the former Sahrawi prisoner Sidi Mohamed DADACH president of CODAPSO, Mohamed MAYARA, member of the executive office of the ASVDH, and Sid Ahmed LEJEYID, president of CSPRON.
We recall that Mr. ASFARI was arrested on April 13, 2008 in Marrakech. After various places of detention where he suffered mistreatment, he was presented to the prosecutor on April 15 and has been detained since April 17, 2008 at the prison Boulemharez in Marrakech.

lundi, avril 28, 2008

Libération du prisonnier d’opinion, Mr. Said ELBAILLAL


Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Lundi 28 avril 2008

Libération du prisonnier d’opinion, Mr. Said ELBAILLAL

Le prisonnier d’opinion, défenseur sahraoui des droits humains et membre du CODAPSO de l’ASVDH, Mr. Said ELBAILLAL, est libéré aujourd’hui lundi 28 avril 2008, de la prison civile de Berchide (Maroc) où il a été transféré par force le jeudi 24 avril 2008, pour empêcher l’organisation d’une fête de réception en son honneur au campus universitaire de Rabat. Nous rappelons que Mr. Saïd ELBAILLAL avait été arrêté le 26 décembre 2007, à Smara. La Cour d’appel de Rabat a commué la peine d’emprisonnement initiale de huit mois, à laquelle avait été condamné Mr. ELBAILLAL en une peine de quatre mois d’emprisonnement, le 27 mars 2008.
A l’occasion de sa libération, l’ASVDH présente ses félicitations les plus chaleureuses au prisonnier politique sahraoui Mr. Said ELBAILLAL, à sa famille qui a été exposé aux menaces et d'intimidations par les autorités marocaines à Smara dans le but d’empêcher l’organisation d’une réception à leur fils.


English Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Monday, April 28, 2008

The Sahrawi prisoner of conscience, Mr. Said ELBAILLAL, released

The prisoner of conscience, Sahrawi human rights defender and member of CODAPSO of ASVDH, Mr. Said ELBAILLAL, is released today, Monday, April 28, 2008, from the civil prison of Berchide (Morocco), where he was transferred by force on Thursday, April 24, 2008, to prevent the holding of a festive reception in his honour at the university campus in Rabat. We recall that Mr. Said ELBAILLAL was arrested on December 26, 2007, at Smara. The Court of Appeal in Rabat has commuted the initial sentence of imprisonment from eight months, to which Mr. ELBAILLAL had been condemned, to a sentence of four months' imprisonment, on March 27, 2008.
At this occasion, the ASVDH presents its warmest congratulations to the Sahrawi political prisoner, Mr. Said ELBAILLAL; his family who were exposed to threats and intimidation by the Moroccan authorities at Smara in order to prevent the holding of a reception at their son.

Appeal for release of Brahim Sabbar and all Saharawi political prisoners /Australia


Australia Western Sahara Association

PRESS RELEASE – for immediate release

28 April 2008

Appeal for release of Brahim Sabbar and all Saharawi political prisoners

Today the Australia Western Sahara Association (AWSA) wrote to Mr Chakib Benmoussa, Moroccan Minister of the Interior asking for the release of Saharawi political detainees, held in Moroccan prisons. Brahim Sabbar is the secretary general of ASVDH, the Saharawi Association for victims of violations of human rights for Saharawis living under Moroccan rule and has been in prison since June 2006 (see: http://asvdh.net/english/?page_id=316).

Since deciding to join with other associations working for justice for the Saharawi people around the world calling for the liberation of Saharawi prisoners of conscience, AWSA has noted a massive crackdown by the Moroccan authorities against Saharawi students and human rights defenders has taken place, making our appeal especially timely. We have sent the message via the Moroccan Ambassador in Canberra, Dr Badre Eddine Allali.

Morocco attempts to silence every demonstration of the Saharawi people’s expression of their right to self-determination. As well as trying to prevent any freedom of expression, the Moroccan authorities also curtail Saharawis freedom of movement with a curfew in occupied Western Sahara, and deny any freedom of association. Every human rights organisation supporting the Saharawi people has been refused the right to register as a legal organisation in Western Sahara. So when a Saharawi married to a French woman and living in Paris set up an organisation, CORELSO, with the aim of establishing basic freedoms and rights in Western Sahara, the Moroccan authorities felt threatened. Its president, Enaama Asfari, on a visit to Marrakech, was arrested on 13 April, beaten and tortured and accused of false charges in court. The trial was postponed until Monday 28 April because of conflicting evidence from the prosecution witnesses. A delegation of human rights defenders from France due to attend the trial as observers was expelled on Friday 25 April. Amnesty International issued a statement on 25 April ( http://www.amnesty.org/ ) expressing concern that the charges may be politically motivated and calling for an inquiry into Asfari’s claim of having been tortured. Amnesty fears that the incident may be designed to prevent Asfari from his activities as a human rights defender and his advocacy for the right to self-determination of the Saharawi people.

Morocco is trying hard to promote a proposal for autonomy within the UN as an alternative solution to a vote on independence of the country. The UN Security Council will be voting on this matter in the coming week.

For further information: Cate Lewis, 0407 288 358 or Lesley Osborne lesleyosborne@bigpond.com.About The Australia Western Sahara Association (AWSA), see: http://www.awsa.org.au/----------------------------


Full text of AWSA’s letter

To Mr Chakib Benmoussa, Minister of the InteriorQuartier Administratif, Rabat, Marocc/o The Ambassador of the Kingdom of Morocco to AustraliaHis Excellency Dr Badre Eddine Allali:

International Appeal for the release of Brahim Sabbar and all Saharawipolitical prisoners held by the Moroccan authorities

Dear Sir

Along with colleagues around the world, we call for the immediate release ofSaharawi human rights defender, Brahim Sabbar, held in Laayoune since 17June 2006. A full account of his case is on:http://asvdh.net/english/?page_id=316

We believe all Saharawi political prisoners should be released along withhim.

We also ask Morocco to support the publication of the UNHCHR report (2006)and the implementation of its recommendations.

In addition, we call for a halt to the exploitation of the natural resourcesof Western Sahara, which, under international law, belong to the Saharawipeople and not to the Moroccan government. This concerns us particularly asAustralians because phosphate from Bou Craa mine in Western Sahara is beingimported for use in Australian agriculture.

Most of all we appeal to the Moroccan government to settle the question ofsovereignty over Western Sahara with the referendum of self-determination,as both parties agreed when the United Nations set up a mission to organiseit. MINURSO still needs to carry out this task so that the region candevelop to the benefit of all its peoples.

Yours sincerely,

Lesley OsborneVice-President AWSA.Copy to Consultative Council of Human Rights (CCDH), Place des Chouhada,B.P. 1341, Rabat, Maroc. E-mail: ccdh@ccdh.org.ma ?

Transfèrt forcé de Mr. Said ELBAILLAL vers Berchid


Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Samedi 26 avril 2008

Transfèrt forcé de Mr. Said ELBAILLAL vers Berchid

Le défenseur sahraoui des droits humains, membre du CODAPSO et de l’ASVDH, et prisonnier politique, Mr. Said ELBAILLAL a été transféré vers la prison civile de Berchid (Ville au sud de Casablanca - Maroc), le jeudi 24 avril 2008, vers 16 :00 GMT. Ce transfère vient avant quatre jour de la libération de Mr. ELBAILLAL, ce qui prouve que la raison de cet acte est d’éloigner ce dernier des étudiants sahraouis à Rabat qui s’apprêtaient à lui organiser une réception au Campus de l’université de Rabat. Cet intention est renforcée par les menaces que le père de Mr. Said a reçu de la part des autorités marocaines a Smara qui lui ont interdit d’organiser des festivité à l’occasion de la libération de son fils. Les responsables marocains ont aussi menacé d’intervenir violement contre tout célébration et ont menacé les défenseurs sahraouis des droits humains d’être visés si ces festivités ont lieu.
Nous rappelons que au 27 mars 2008, la Cour d’appel de Rabat a commué la peine d’emprisonnement initiale de huit mois à laquelle avait été condamné Mr. ELBAILLAL en une peine de quatre mois d’emprisonnement. Les charges retenues contre lui concernaient sa participation à un sit-in d’étudiants sahraouis en mai 2007. Mr. Said ELBAILLAL est détenu depuis son arrestation le 26 décembre 2007 et il a mené une grève de la faim du 20 février au 30 mars 2008 pour protester, entre autres choses, contre ses conditions de détention.
La mission d'observation des droits de l'homme au Sahara Occidental, expulsée par les autorités marocaines (qui tenaient à leur démontrer que ces droits ne sont pas plus respectés pour les uns que pour les autres, (sauf qu'on leur a épargné les violences physiques), le vendredi 25 avril 2008, a été reçu à Roissy à leur arrivée en Rance le même jour. La porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale ANDREANI, a souligné que’"aucune infraction pénale n’est reprochée" aux quatre militants français des droits de l’homme". Les autorités marocaines avaient donné comme raison de cette expulsion que les membres de cette mission troublent l’ordre public. Ces allégations ont été strictement rejeté par les membres de la mission qui considèrent qu’ils ont été expulsés en raison de leur participation à un procès (de militants sahraouis) et de leurs contacts avec les associations de défense des Sahraouis.


English Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Saturday, April 26, 2008

Forced transfer of Mr. Said ELBAILLAL to Berchid

The Sahrawi human rights defender, a member of CODAPSO and the ASVDH, and political prisoner, Mr. Said ELBAILLAL was transferred to the civil prison of Berchid (City south of Casablanca - Morocco), Thursday, April 24, 2008, around 16: 00 GMT. This transfer comes four days before the release of Mr. ELBAILLAL, which proves that the reason for this act is to remove the latter far from the Saharawi students in Rabat who were preparing to organize a reception at the Campus of the University of Rabat. This intention is reinforced by threats that the father of Mr. Said has received from the Moroccan authorities in Smara who have banned him to hold celebration at the release of his son. The Moroccan officials have also threatened to intervene violently against any celebration and threatened Sahrawi human rights defenders to be targeted if these festivities take place.
We recall that on March 27, 2008, the Court of Appeal in Rabat has commuted the initial sentence of imprisonment to eight months against Mr. ELBAILLAL in a sentence of four months' imprisonment. The charges against him were related to his participation in a Sahrawi students’ sit-in in May 2007. Mr. Said ELBAILLAL has been detained since his arrest on December 26, 2007 and he led a hunger strike from February 20 to March 30, 2008 to protest, among other things, against his conditions of detention.
The observation mission of human rights in Western Sahara, expelled by the Moroccan authorities (who wanted to show them that these rights are not respected more for some than for others except that they were spared from physical violence), Friday, April 25, 2008, was received at Roissy upon their arrival in France on the same day. The spokeswoman for the French Ministry of Foreign Affairs, Pascale ANDREANI, stressed that the French four activists of human rights were not charged for any "criminal offence". The Moroccan authorities had given as a reason for the expulsion that members of this mission disturb public order. These allegations have been strictly rejected by the mission members who considered that they were expelled because of their participation in a trial (of Sahrawi activists) and their contacts with associations defending the Sahrawis.

Communique d'Amnesty International


AMNESTY INTERNATIONAL PUBLIC STATEMENT

AI Index: MDE 29/008/2008 (Public)

Date: 25 April 2008

Morocco / Western Sahara: Allegations of torture of Sahrawi human rights defender must be investigated

Amnesty International deplores today's expulsion by the Moroccan authorities of a delegation of Action by Christians against Torture (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture, ACAT) as another setback against human rights defenders working on Western Sahara. The organization was in the country to investigate the human rights situation in Western Sahara. The explusion coincides with the recent arrest, alleged torture and ongoing trial of Ennaâma Asfari, a Sahrawi human rights defender. Amnesty International is calling on the Moroccan authorities to immediately open a thorough, independent and impartial investigation into his allegations of torture and to ensure that his right to a fair trial is respected. Four French nationals, including the ACAT delegate and the spouse of Ennaâma Asfari, present in Morocco since 20 April, were arrested by police yesterday in the city of Tan-Tan, interrogated about the purpose of their visit and their contacts and finally driven during the night to the Agadir airport. They were told before boarding a plane to France that the Governor of the province had ordered them to be turned back because they risked undermining public order. The delegation observed Ennaâma Asfari's last court hearing in Marrakesh on 21 April 2008. Ennaâma Asfari is accused of violence against a person, possessing a knife and driving while intoxicated, accusations which he denies. He is currently detained in the Boulemarhez prison in Marrakesh and his next trial hearing is on Monday 28 April 2008. Amnesty International fears that the charges against him may be politically motivated and that his arrest may be meant to prevent him from continuing his activities as a human rights defender and his advocacy of the right to self-determination for the people of Western Sahara. According to the information received by Amnesty International, Ennaâma Asfari, upon arrest by agents of the security forces in the evening of 13 April, was blindfolded, driven to an unknown place, handcuffed and tied to a tree and then repeatedly beaten, while interrogated about his relations with Sahrawi students in Marrakesh. He would have been taken to hospital and then to the police station on 14 April. Neither his wife in France nor his family in Morocco were notified of his arrest and detention, in violation of Moroccan law which requires that the family of the suspect must be notified as soon as it is decided to place the latter in the custody of the security forces. On 15 April, he complained about his treatment after his arrest and showed traces of beatings when presented to the crown prosecutor and subsequently to a judge. At that point, he did not benefit from legal assistance and his claims that he was tortured were not investigated, in breach of Moroccan law and the Convention against Torture, to which Morocco is a party. At the 21 April court hearing, Ennaâma Asfari opened his shirt in court and also showed his feet, where he says he was beaten. His defence lawyers requested a medical examination. Ennaâma Asfari also said that he was forced to sign his interrogation report which was presented at last Monday's hearing. However, the court did not order an investigation into his claims of torture and other ill-treatment, in violation of Morocco's obligations under international human rights law. As of 22 April, when his relatives visited him in prison for the first time, he had not been examined by a doctor. After the visit, his relatives told Amnesty International that he had bruises under his eyes, marks on his writs, traces of cigarette burns on his arms, grazed elbows, bruises inside his thighs, and bruised and swollen feet. Amnesty International is concerned that allegations of torture and other ill-treatment of suspects arrested by the Moroccan security forces appear not to be promptly, thoroughly and independently investigated. Amnesty International is calling on the Moroccan authorities to ensure that all such claims are investigated, in accordance with their international obligations. Amnesty International also urges the Moroccan authorities to ensure that everyone is able to peacefully collect and disseminate information and views on human rights issues, including on Western Sahara. Morocco recently reiterated its commitment to human rights at the United Nations Human Rights Council in Geneva under its process of Universal Periodic Review (UPR). States which led Morocco's review, including France, must also hold the Moroccan authorities to their human rights obligations. Background Ennaâma Asfari, Co-President of the Committee for the Respect of Freedoms and Human Rights in Western Sahara, based in France, where he resides, was subjected to harassment during previous visits to Western Sahara. His latest arrest occurs against a backdrop of judicial harassment against Sahrawi human rights activists, over a dozen of whom have been convicted of violent conduct in the past three years, often after unfair trials. Amnesty International fears that this may be meant to discredit the work of Sahrawi human rights groups, who play a crucial role in monitoring arrests, treatment in detention and trials of persons advocating against Moroccan rule in the Western Sahara territory. ENDS…/ For more information please call Amnesty International's press office in London, UK, on +44 20 7413 5566 or visit our website at http://www.amnesty.org/

http://www.amnesty.org/en/library/info/MDE29/008/2008/en

Expulsion d’activistes Français de la ville de Tan-Tan, sud du Maroc

Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Vendredi 25 avril 2008

Expulsion d’activistes Français de la ville de Tan-Tan, sud du Maroc

Un groupe d’activistes français, en visite au Maroc et Sahara Occidental a été expulsé, aujourd’hui, vendredi 25 avril 2008, vers 01 :00 GMT du matin, vers l’aéroport d’Agadir, après 13 heures d’interrogatoire et détention au commissariat de police. Ce groupe, composé de : Mme. Claude MANGIN, marie de l’activiste sahraoui Mr. Ennaama ASFARI, et membre de l’Association des Amis de la RASD, Mme. Frédérique LELLOUCHE, chargée de mission Maghreb à l‘ACAT (Action des Chrétiens Pour l’Abolition de la Torture), Mme. Murielle BRUN et Mr. Pierre-Alain ROUSSEN, avait été arrêté, hier jeudi 24 avril 2008, à Tan-Tan, sud du Maroc, par la police qui les accuse d’être des sympathisants de ‘l’ennemi’. Ce groupe avait aussi assisté au procès de l’activiste sahraoui, Mr. Ennaama ASFARI, le lundi 21 avril 2008 à Marrakech.

English Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Friday, April 25, 2008

French activists expulsed from of Tan-Tan, southern Morocco

A group of french activists, who was visiting Morocco and Western Sahara was expelled today, Friday, April 25, 2008, around 01: 00 GMT in the morning to the airport of Agadir, after 13 hours of interrogation and detention at the police station. The group, composed of: Ms. Claude MANGIN, wife of the Sahrawi activist Mr. Ennaama ASFARI and member of the Association of Friends of the SADR, Mrs. Frédérique LELLOUCHE, mission Maghreb ACAT (Christians Action for the Abolition of Torture), Mrs. Murielle BRUN and Mr. Pierre-Alain ROUSSEN, was arrested, yesterday Tuesday, April 24, 2008, at Tan-Tan, southern Morocco, by the police who accused them of being sympathizers of the 'enemy'. The group had also attended the trial of the Saharawi activist, Mr. Ennaama ASFARI, Monday, April 21, 2008 in Marrakech.

Quatre ressortissants français en mission d’observation expulsés du Maroc


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, 25 avril 2008
ACAT-France AIJD Droit et Solidarité OSSIN AAJi
Quatre ressortissants français en mission d’observation
sur la situation des droits de l’homme au Maroc
expulsés par les autorités marocaines.
Quatre ressortissants français, en mission au Maroc pour rencontrer les familles des prisonniers politiques sahraouis ont été appréhendés jeudi 27 avril à 11h (heure locale) par la police marocaine et conduits au poste de sûreté nationale de Tan Tan.
Il s’agit de Frédérique Lellouche (ACAT-France), Claude Mangin,Pierre Alain Roussel et Mireille Brun (Association des Amis de la RASD et du CORELSOii)
Après que leurs passeports et leurs papiers de leur voiture ont été confisqués, ils ont été interrogés tout l ’après midi, sans savoir ce qui leur était reproché. Transférés en début de soirée dans un fourgon de police, c’est au cours d’une nuit éprouvante qu’il leur a été notifié leur expulsion vers la France. Sans qu’aucune raison ne leur soit communiquée et ni aucun fait reproché.
Le cont exte de lamission
La mission, arrivée le 20 avril, av ait assisté le 21 avril, à Marrakech, au procès de Enaâma Asfari -militant pour l’autodétermination du Sahara Occidental, Coprésident du CORELSO et mari de ClaudeMangin-. Arrêté le 13 avril 2008 à Marrakech au prétexte d’un accrochage avec une automobiliste, il était poursuivi sur des prétextes fallacieux (état d’ivresse notamment).
Les observateurs présents à l’audience av aient constaté et dénoncé de nombreuses irrégularités dans la procédure, rapportées dans un communiqué de presse du 21 avril. En raison des témoignages contradictoires, le procès avait été ajourné au lundi 28 avril.
Puisque la raison de l’expulsion des membres de cette mission donnée finalement ce matin est « troubles à l’ordre public », nos organisations considèrent qu’ils ont ét é expulsés en raison de leur participation à ce procès et de leurs contacts avec les associations de défense des sahraouis.
L’ACAT-France, qui ne souhaite aucunement prendre position sur la question du Sahara occidental, participait pour la première fois à une mission d’observation au Maroc pour évaluer la situation des défenseurs des droits de l’homme et militants pour l’autodétermination du Sahara Occidental. La représentante de l ’ACAT-France venait également rencontrer des familles de prisonniers sahraouis. Ces derniers font en effet régulièrement l’objet d’arrestations arbitraires et sont fréquemment victimes de traitements cruels, inhumains ou dégradants ou de tortures. Ils sont en général poursuivis sous des imputations de droit commun, comme c'est le cas pour Enaâma Asfari.
L’ACAT-France qui avait contacté, au préalable, les autorités marocaines pour pouvoir les rencontrer pendant sa mission, n’avait reçu aucune réponse.
À l’heure de la rédaction de ce communiqué, ces quatre personnes viennent d’être averties de leur expulsion par le vol AT 762, arrivant à Roissy à 16 heures, en provenance d’Agadir.
L’ACAT-France tient à remercier les autorités françaises pour l’aide fournie à ces quatre ressortissants français empêchés de mener à bien leur mission .Nous rappelons que ces personnes n’ont fait qu’exercer leur droit à la libre circulation, à la liberté d’information et la liberté d’expression. Leur expulsion est contraire à tous les engagements internationaux du Maroc en matière de droits de l’homme.
CONTACTS PRESSE
Frédérique Lellouche –frederique.lellouche@acatfrance.fr – Tél. : 06 72 16 57 59
EvelyneWeymann – service.communication@acatfrance.fr – Tél. : 01 40 40 40 24
ACAT-France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) ; AIJD ( Association internationale des juristes), DS (Droit etSolidarité), OSSIN (Osservatorio Internazionale Onlus),AJA (Association américaine des juristes).
Comité pour leRespect des Libertés et des Droits de l’Homme au Sahara Occidental.
Nicola Quatrano (Magistrat de Cassation à Naples mandaté parOSSIN), Claude Mangin, France Weyl (avocat à Paris mandatée par l’AIJD), Droit et Solidarité, Frédérique Lellouche (Chargée de mission Maghreb ACAT-Fr ance).

Des activistes Français arrêtés à Tan-Tan sud du Maroc

Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Jeudi 24 avril 2008

Des activistes Français arrêtés à Tan-Tan sud du Maroc

Mme. Claude MANGIN, marie de l’activiste sahraoui Mr. Ennaama ASFARI, Mme. Frédérique LELLOUCHE, chargée de mission Maghreb à l‘ACAT (Action des Chrétiens Pour l’Abolition de la Torture), Mme. Mureille BRUN et Mr. Pierre-Alain ROUSSEN, sont en visite au Maroc et au Sahara Occidental. Ce groupe français, arrivés depuis hier mercredi 23 avril 2008 à la ville de Tan Tan, ont été tout le temps poursuis par des agents de police. Aujourd’hui jeudi 24 avril 2008, ce groupe ont été arrêté à 10 :45 GMT devant la maison de Mr. Abdi ASFARI, père de Mr. Ennaama ASFARI, et sont conduit au commissariat de police. Depuis, ce groupe est soumis à des interrogatoires et sont même menacés d’être expulsés pour soutien aux ‘ennemis du Maroc’. L’ambassade de la France à Rabat et les consulats français à Agadir et Marrakech ont été avertis mais jusqu’à ce moment ce groupe est toujours en au commissariat de police. Mme. LELLOUCHE a été informé que le groupe peut être libéré mais Mme. Claude MANGIN sera expulsé car elle est accusée de soutenir les ‘ennemis du Maroc’. De même, Mr. Abdi ASFARI a été également interpellé par la police et soumis à un interrogatoire exhaustif sur les intentions du groupe français en visite à Tan Tan et les villes du Sahara Occidental. Il n’a été libéré qu’après plus d’une heure d’interrogatoire.
Par ailleurs, les détenus politiques sahraouis, Mr. Elmokhtar AKHNIBILA et son fils Mr. Mohamed AKHNIBILA ont comparu, lundi 21 avril 2008, devant la cour d’appel d’El-Ayoune qui les a condamné à trois mois de prison ferme. Nous rappelons que des agents de police marocaine, en uniforme et en civile, sont entrés par force dans la maison de la famille AKHNIBILA, mercredi 26 mars 2008, vers 17 : 00 GMT. Les policiers ont arrêté Mr. Elmokhtar AKHNIBILA (65 ans), père du prisonnier politique sahraoui, Mr. Omar AKHNIBILA (20 ans), ainsi que son fils Mr. Mohamed AKHNIBILA, alors que d’autres membres de la famille ont été gravement blessé. La cour de premier degré d’El-Ayoune, avait condamné ses deux détenus politiques à dix mois de prison ferme le lundi 31 mars 2008.

English Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Thursday, April 24, 2008

French Activists arrested at Tan-Tan south of Morocco

Ms. Claude MANGIN, wife of the Sahrawi activist Mr. Ennaama ASFARI, Mrs. Frédérique LELLOUCHE, mission Maghreb ACAT (Christians Action the Abolition of Torture), Mrs. Mureille BRUN and Mr. Pierre-Alain ROUSSEN, are visiting Morocco and Western Sahara. This French group, who arrived yesterday Wednesday, April 23 2008 to the town of Tan-Tan, was all the time by pursued by police officers. Today Thursday, April 24, 2008, the group was arrested at 10: 45 GMT, in front of Mr. Abdi ASFARI’s house (father of Mr. Ennaama ASFARI) and was taken to the police. Since then, this group is subjected to interrogation and has even been threatened to be expelled for supporting the ‘enemies of Morocco’. The Embassy of France in Rabat and French consulates in Agadir and Marrakech have been notified but until this group is still at the police station. Ms. LELLOUCHE was informed that the group may be released but Ms. Claude MANGIN will be deported because she is accused of supporting the ‘enemies of Morocco’. Likewise, Mr. ASFARI Abdi was also questioned by police and subjected to exhaustive questioning about the intentions of the French group’s visit to Tan-Tan and cities of Western Sahara. He was released after more than an hour of questioning.
In addition, the Sahrawi political prisoners, Mr. Elmokhtar AKHNIBILA and his son Mr. Mohamed AKHNIBILA have appeared, Monday, April 21, 2008, before the appellate court in El-Ayoune which sentenced them to three months in prison. We recall that Moroccan police officers, in plain cloth and civil, entered by force in the family house of Mr. AKHNIBILA, Wednesday, March 26, 2008, around 17: 00 GMT. The police arrested Mr. Elmokhtar AKHNIBILA (65 years), father of the Sahrawi political prisoner, Mr. Omar AKHNIBILA (20 years), and his son Mr. Mohamed AKHNIBILA, while other family members were seriously injured. The court of first instance in El-Ayoune, had condemned those two political detainees to ten months in prison Monday, March 31, 2008.

Ennaama ASFARI: Déclaration ASVDH


El-Ayoune le 22 avril 2008

Déclaration

Le défenseur sahraouis des droits humains et co-président du Comité français travaillant pour le respect des droits de l'homme et des libertés au Sahara occidental (CORELSO), Mr. Ennaama ASFARI, a comparu devant le Tribunal de première instance de Marrakech, hier, lundi 21 avril , 2008. Ce défenseur des droits humains a été soumis à de nombreuses brimades de la part des autorités marocaines dans les villes du Sahara occidental n'est que parce qu'il reflète ses positions politiques qui sont incompatibles avec les positions officielles de l'Etat marocain liés au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, la dernière étant son arrestation à la ville de Smara et accusé d'outrage à agent d'Etat en service et condamné à deux mois d'emprisonnement avec sursis.
I’Association Sahraouie des Victimes des Graves Violations des Droits Humains Commises par l'État Marocain (ASVDH) estime que le procès entre dans le cadre des séries d’harcèlements contre les défenseurs sahraouis des droits humains afin de les dissuader de poursuivre leurs travaux et d'exprimer leurs positions sur la question du Sahara Occidental et déformer leur image devant l’opinion publique locale et internationale. L'Association sahraouie (ASVDH) estime que les circonstances de l'arrestation de Mr. ASFARI montre beaucoup de violations de l'ordre juridique, comme la période de garde à vue qui a dépassé la durée légale et la date de son arrestation a été falsifiée dans le procès verbal et le tribunal n'a pas présenter le couteau que Mr. ASFARI est accusé de posséder et l'intoxication n’a été prouvé par aucun rapport ni expertise médicale. Mr. ASFARI a, aussi, exprimée devant le tribunal avoir été torturé pendant sa détention et à l'intérieur du poste de police, les yeux bandés, nue, sans être soumis à un spécialiste comme il le réclame.
Tout en condamnant les violations que Mr. ASFARI a enduré, y compris les graves attaques et de l'emprisonnement sur la base d'accusations fabriquées de toutes pièces et fragiles, tels que l'intoxication et la possession d'un couteau et coups et blessures contre une femme marocaine sur la voie publique, l’Association Sahraouie (ASVDH) exige la libération immédiate de l’activiste des droits de l'homme avec une enquête sur la torture subie par Mr. ASFARI commise par les services de l'État marocain dans des lieux secrets.

Du Bureau exécutif:
Signature:
Président: M. Brahim DAHANE
El-Ayoune on, April 22 2008

English Statement

The Sahrawi human rights defender and Co-president of the French Committee working for the respect of human rights and liberties in Western Sahara (CORELSO), Mr. Ennaama ASFARI, appeared before the Court of First Instance in Marrakech, yesterday, Monday, April 21, 2008. This human rights defender has been subjected to many harassment by the Moroccan authorities in the cities of Western Sahara only because he reflects his political positions which are inconsistent with the official positions of the Moroccan State associated with the right of the Sahrawi people to self-determination, the last was his arrest in the city of Smara and charged of contempt of a State officer in duty and sentenced to two months’ imprisonment suspended.
he Sahrawi Association of Victims of Grave Human Rights Violations Committed by the Moroccan State (ASVDH) considers that the trial comes within the framework of serial harassment against Sahrawi human rights defenders to discourage them from continuing their work and express their positions on the issue of Western Sahara and distort their image before local and international public. The Sahrawi Association (ASVDH) believes that the circumstances of the arrest of Mr. ASFARI show much of the legal violations like the period of custody which exceeded the legal term and the date of his arrest was falsified in the judiciary record and the court did not present the knife which Mr. ASFARI was accused of possession and no intoxication was proved by any finding or medical supervision. It also stated that Mr. ASFARI expressed before the court being tortured during his detention and inside the police station, his eyes blindfolded, stripped naked, without being subject to a specialist as demanded.
Condemning the violations which Mr. ASFARI endured, including severe attack and imprisonment on the bases of flimsy and fabricated charges such as intoxication and possession of a knife and beatings and injury against a Moroccan woman in public street, the Sahrawi Association (ASVDH) demands the immediate release of the human rights activist with an investigation on the torture suffered by Mr. ASFARI committed by the services of the Moroccan State in secret places.

From the Executive Office:
Signature:
President: Mr. Brahim DAHANE

Los estudiantes saharauis son asaltados y perseguidos por cuadrillas armadas en Marrakech, Marruecos.


CODESA, El Aaiun, 21 de abril de 2008

Marrakech, Marruecos central, está registrando peligrosos acontecimientos durante más de dos semanas causados por algunas cuadrillas armadas con cuchillos y palos, que actúan contra los estudiantes saharauis que están estudiando allí. Los estudiantes universitarios saharauis son atacados en la universidad, en el campus de la universidad, en sus casas y en las calles, debido a su defensa por el derecho a la autodeterminación y la independencia del pueblo saharaui.

Los estudiantes saharauis denuncian que desde el 8 de abril de 2008, han sido asaltados por personas camufladas con turbantes, que atacan a los estudiantes saharauis en el campus y fuera de él.

Belaid Chrif, un estudiante saharaui, fue herido en la mano. Hassan Stiti fue atacado por las mismas personas mientras dormía en su casa el 7 de abril de 2007 y resultó herido en la cara, piernas, manos y hombro, siendo conducido al hospital en estado grave.

El 12 de abril de 2008 Ennaji Charabara, fue atacado por seis personas, cuando salía de un cybercafé, y fue herido en su brazo derecho.

Latif Lahbib, un investigador y defensor de derechos humanos de 30 años, fue sorprendido por un grupo de agentes armados que le atacaron dentro del campus de universidad. El asalto causó tres heridas severas sobre la cabeza, diferentes heridas en el hombro y otras cuatro heridas a la altura del riñón derecho. Permaneció 48 horas en el hospital y ahora está en coma.

Por otra parte, Jalihena Abulhasan, un estudiante saharaui, fue detenido por la policía marroquí de paisano, en una calle pública, mientras las cuadrillas de ataque anti saharauis se mueven libremente. Jalihena había estado desaparecido desde el 15 de abril, y anteriormente había estado preso en la Cárcel de Bouleharez en Marrakech, Marruecos. Denuncia que fue torturado e interrogado sin conocer la razón de su detención.

Las autoridades marroquíes detuvieron, en condiciones ambiguas, al defensor saharaui de derechos humanos y copresidente del CORELSO, Naama Asfari el 13 de abril de 2008, y fueron conducido a Cárcel de Boulemharez en Marrakech, en espera de su juicio el 21 de abril de 2008 [Nota de Poemario: el juicio fue aplazado al 28 de abril].

Después de estos peligrosos atentados contra los estudiantes saharauis en las universidades marroquíes, la secretaría CODESA advierte de lo siguiente:

- las autoridades marroquíes ocultan estos ataques de milicias contra los estudiantes saharauis.

- estos acontecimientos coinciden con los exámenes de universidad de fin de curso, que seguramente afectarán negativamente a sus calificaciones.

- la preocupación por el más que probable apoyo a estos agentes armados por las autoridades marroquíes, que les prestan protección para perseguir y asaltar a los estudiantes universitarios saharauis, intimidándoles para que desistan en la defensa del derecho a la autodeterminación del pueblo saharaui, y para que no prosigan sus estudios universitarios.

Así, la secretaría de CODESA:

- llama las autoridades marroquíes para asumir su responsabilidad en la protección de los estudiantes saharauis que estudian en sus universidades, y el respeto a sus opiniones políticas.

- pide al estado marroquí que investigue los brutales ataques de los que son objeto los estudiantes saharauis en Marrakech en estos últimos días.

lundi, avril 21, 2008

COMMUNIQUE DES OBSERVATEURS INTERNATIONAUX


AIJD - Droit et Solidarité - OSSIN- AAA- ACAT-France

Marrakech le 21 avril 2008

Enaâma Asfari, Militant pour l‚autodétermination du Sahara Occidental, Coprésident du Corelso (Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme au Sahara Occidental) a été arrêté dimanche 13 avril 2008 à Marrakech accusé d'avoir eu un accrochage avec une automobiliste.Il est poursuivi pour conduite en état d'ivresse, violences et possession d'une arme blanche.L'audience s'est tenue ce lundi 21 avril devant le Tribunal de 1ère instance de Marrakech.Les débats ont d'abord porté sur le fait que, contrairement aux dispositions des articles 67 et 74 du Code Pénal Marocain, Monsieur Enaâma Asfari a été gardé pendant 3 jours sans avoir la possibilité de faire prévenir sa famille, de voir un médecin et de faire appel à un avocat.Le Procureur a prétendu qu'il n'en avait pas fait la demande, ce qu'il a contesté avec la plus grande vigueur, ses avocats soulignant que cela ne figurait pas aux procès verbaux.Monsieur Asfari a déclaré qu'au moment de son arrestation il était suivi depuis 3 jours par les services de police.Il a montré au Tribunal les traces des violences dont il a été l'objet pendant sa rétention.Il a déclaré être victime d'un coup monté pour raisons politiques, expliquant que tous les 1ers interrogatoires ont porté exclusivement sur ses activités politiques en tant que militant des droits de l'homme et pour l'autodétermination du Sahara occidental.Le Tribunal a ensuite appelé à la barre la plaignante, Karima Mammar et un des témoins Imad Mahrouk.La plaignante a déclaré que Enaâma Asfari l'avait frappée d'un coup de poing à l'oeil gauche, alors que le témoin a déclaré que Enaâma Asfari avait frappé d'un coup de tête.Ces contradictions manifestes ont conduit le Tribunal à reporter l'examen des faits au lundi 28 avril, la décision sur la demande de libération provisoire devant être rendue dans l'après midi. Etaient présents à l'audience, aux côtés de son épouse française Mme Claude Mangin, les observateurs internationaux Nicola Quatrano, Magistrat de Cassation à Naples, mandaté par OSSIN ( Osservatorio Internazionale onlus), France Weyl, avocat à Paris, mandatée par l'AIJD (Association Internationale des Juristes Démocrates) , l'AAA ( Association Américaine des Juristes) et DS ( Droit-Solidarité), et Mme Frédérique Lellouche, chargée de mission Maghreb à l'ACAT ( Action des Chrétiens Pour l'Abolition de la Torture). Les observateurs internationaux présents à l'audience constatent que :- aucune arme n'a été saisie- l'état d'ivresse n'a fait l'objet d'aucun constat ou contrôle médical- la plaignante et le témoin à charge sont en désaccord sur le déroulement des faits- aucune enquête n'a été menée sur les brutalités dont Monsieur Asfari dit avoir été victime Les observateurs internationaux expriment leur préoccupation face à la multiplication des poursuites contre les militants sahraouis sous des imputations de droit commun. Contact:Frédérique Lellouche-ACAT-France : +33(0)6.72.16.57.59- +212(0)52.89.10.63

INFORMATIONS IN ENGLISH:
http://www.vest-sahara.no/index.php?parse_news=single&cat=49&art=877

Detencion de un joven saharaui en la ciudad Aaiun / Sahara Occidental



La policia de Marruecos detuvo el dia 18 de abril de 2008 el alumno saharaui Omar Lafkir ( 22 años de edad ) en la comisaria de la Policia Judicial situada en la avenida de Bucraa en Aaiun / Sahara Occidental . Y segun su familia , su detencion tuvo lugar , aproximadamente , a las 11h de la mañana , cuando Omar Lafkir llego la comisaria de la Policia Judicial en Aaiun / Sahara Occidental para retirar un documento , donde fue surprendido por la detencion . Desde alli fue trasladado rumbo a Tantan / Sur de Marruecos bajo el pretexto de ser buscado en esta ciudad .Y aunque la familia pudo conseguir toda la informacion desde la hora de la detencion hasta su llegada a Tantan , pero la policia no les autorizaron su visita , y en algunas ocasiones denegaron su detencion por la policia . Por lo que la familia tema que su hijo fuera torturado . La familia , tambien asegura que la detencion podria ser a causa de las manifestaciones pacificas que conoce Tantan desde el 26 de febrero de 2008 ; y a causa de estas manifestaciones Marruecos hizo una campaña de detenciones masivas contra decenas de saharauis el 29 de febrero de 2008 .Cabe destacar que , el joven y alumno saharaui Omar Lafki nacido en el 09 de agosto de 1987 en Tantan / sur de Marruecos , sigue siendo alumno en 8ª EGB en un colegio de Aaiun / Sahara Occidental , y es hermano minor del preso politico saharaui Lahsen Lafkir ( 27 años de edad ) que se encuentra en la prision de Inzagan / Agadir en Marruecos que fue detenido por su participacion en las manifestaciones pacificas de Tantan / sur de Marruecos el 26 de febrero de 2008 y que con el aniversario de la Republica Arabe Saharaui Democratica .

Secretariado del CODESAAaiun /

Sahara Occidental19 de abril de 2008

Le procès de Mr. Ennaama ASFARI, reporté au 28 avril 2008

Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Lundi 21 avril 2008

Le procès de Mr. Ennaama ASFARI, reporté au 28 avril 2008

Mr. Ennaama ASFARI, défenseur sahraoui des droits de l’homme et co-président du CORESLO (Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme au Sahara Occidental), a comparu, aujourd’hui lundi 21 avril 2008, devant la cour de première instance de Marrakech (Maroc). Mr. ASFARI, qui avait été arrêté dimanche 13 avril 2008 à Marrakech accusé d’avoir eu un accrochage avec une automobiliste, a été chargé par la cour pour conduite en état d’ivresse, tabassage et blessure, et possession d’une arme blanche.
La défense de Mr. ASFARI, composée de les avocats Mr. Mustapha RACHIDI et Mr. Mohamed SABBARI, a montré que, contrairement aux dispositions des articles 67 et 74 du Code Pénal Marocain, ce dernier a été gardé pendant 3 jours sans avoir la possibilité de faire prévenir sa famille, de voir un médecin et de faire appel à un avocat. Mr. ASFARI a déclaré qu’au moment de son arrestation il était suivi depuis 3 jours par les services de police. Il a également montré à la cour les traces des violences dont il a été l’objet pendant sa rétention. Il a, aussi, déclaré être victime d’un coup monté pour raisons politiques, expliquant que tous les premiers interrogatoires ont porté exclusivement sur ses activités politiques en tant que militant des droits de l’homme et pour ses convictions politiques et son soutien à l’autodétermination du Sahara occidental.
La cour a ensuite appelé à la barre la plaignante, Mme. Karima MAMMAR et un des témoins Mr. Imad MAHROUK. La plaignante a déclaré que Mr. ASFARI l’avait frappée d’un coup de poing à l’œil gauche, alors que le témoin a déclaré que ce dernier l’avait frappé d’un coup de tête. Ces contradictions ont conduit la cour à reporter l’examen des faits au lundi 28 avril 2008.
Il est a rappelé que Mr. ASFARI a été assisté par son épouse française Mme Claude Mangin, Mr. Mohamed MAYARA membre du bureau de l’ASVDH, les observateurs internationaux : Nicola QUATRANO (Magistrat de Cassation à Naples, mandaté par OSSIN « Osservatorio Internazionale onlus »), France WEYL, avocat à Paris, mandatée par l’AIJD (Association Internationale des Juristes Démocrates) , l’AAA ( Association Américaine des Juristes) et DS (Droit-Solidarité), et Mme. Frédérique LELLOUCHE, chargée de mission Maghreb à l‘ACAT (Action des Chrétiens Pour l’Abolition de la Torture).
Les observateurs internationaux présents à l’audience constatent que :
- aucune arme n’a été saisie
- l’état d’ivresse n’a fait l’objet d’aucun constat ou contrôle médical
- la plaignante et le témoin à charge sont en désaccord sur le déroulement des faits
- aucune enquête n’a été menée sur les brutalités dont Mr. ASFARI dit avoir été victime.

English Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Monday, April 21, 2008

The trial of Mr. Ennaama ASFARI, postponed to April 28, 2008

Mr. Ennaama ASFARI, Saharawi human rights defender and co-chair of CORESLO (Committee for the Respect of Liberties and Human Rights in Western Sahara), appeared today Monday, April 21, 2008, before the court of first instance in Marrakech (Morocco). Mr. ASFARI, who was arrested Sunday, April 13, 2008 in Marrakech accused of having had a skirmish with a woman driving a car, has been charged by the court for drunk driving, beatings and injury, and possession of a knife.
The defence of Mr. ASFARI, composed of lawyers Mr. Mustapha RACHIDI and Mr. Mohamed SABBARI, showed that, contrary to the provisions of Articles 67 and 74 of the Moroccan Penal Code, the latter was kept for 3 days without having the opportunity to have his family to see a doctor and to hire a lawyer. Mr. ASFARI said that at the time of his arrest he was followed three days ago by the police. He also showed the court the traces of violence which he was subjected during his detention. He also claimed to be the victim of a stunt for political reasons, explaining that first interrogation focused exclusively on his political activities as a human rights activist and on his political beliefs and his support for the 'self-determination of Western Sahara people.
The court then called to the bar the complainant, Mrs. Karima MAMMAR and Mr. Imad MAHROUK, one of the witnesses. The complainant stated that Mr. ASFARI had struck a punch to her left eye, while the witness said that he had struck her with his head. These contradictions have led the court to defer consideration of the facts to Monday, April 28, 2008.
It is recalled that Mr. ASFARI was assisted by his French wife Mrs. Claude MANGIN, Mr. Mohamed MAYARA member of the ASVDH, and international observers ( Nicola QUATRANO, Supreme Judge in Naples, mandated by the OSSIN ‘Osservatorio Internazionale onlus’, France WEYL, a lawyer in Paris, mandated by the IADL (International Association of Lawyers Democrats), AAA (American Association of Jurists) and DS (Right-Solidarity), and Ms. Frédérique LELLOUCHE, special assistant to the Maghreb ACAT ‘Action by Christians for the Abolition of Torture’).
International observers present at the hearing noted that:
- No weapons have been seized
- Drunk has not been found by any finding or medical supervision
- The complainant and the witness were in disagreement on the course of events
- No investigation has been conducted on the reported beating which Mr. ASFARI said he was a victim.
Español:
El juicio al activista saharaui Naama ASFARI aplazado al 28 de abril de 2008

ASVDH. Asociación Saharaui de Víctimas de Graves Violaciones de Derechos Humanos

21 de abril de 2008

Naama ASFARI, defensor saharaui de los derechos humanos y copresidente del CORESLO (Comité para el Respeto de las Libertades y de los Derechos humanos en el Sáhara Occidental), compareció el lunes 21 de abril de 2008, ante el tribunal de primera instancia de Marrakech (Marruecos). Naama ASFARI, detenido el domingo 13 de abril de 2008 en Marrakech, acusado de chocar contra una automovilista, ha sido acusado por el tribunal de conducción en estado de embriaguez, golpes y heridas, y posesión de un arma blanca.

La defensa de Naama ASFARI, compuesta por los abogados Mustafa RACHIDI y Mohamed SABBARI, mostró que, contrariamente a las disposiciones de los artículos 67 y 74 del Código Penal marroquí, este último había estado detenido durante 3 días sin que se avisara a su familia, sin ser visto por un médico y sin asistencia de abogado. Naama ASFARI declaró que en el momento de su detención estaba siendo seguido desde hace 3 días por los servicios de policía. También mostró al tribunal las señales de la violencia a la que fue sometido durante su detención. Declaró ser también víctima de un golpe preparado por razones políticas, explicando que todos los primeros interrogatorios se refirieron exclusivamente en sus actividades políticas como militante de los derechos humanos y sus convicciones políticas y apoyo a la autodeterminación del Sáhara occidental.

El tribunal llamó después a la demandante, Karima MAMMAR y a uno de los testigos Imad MAHROUK. La demandante declaró que Naama ASFARI le había golpeado de un puñetazo al ojo izquierdo, mientras que el testigo declaró que le había golpeado un cabezazo. Estas contradicciones condujeron el tribunal a aplazar el examen de los hechos al lunes 28 de abril de 2008.

Hay que recordar que a Naama ASFARI le había prestado asistencia su esposa Claude Mangin (originaria de Francia); Mohamed MAYARA, miembro de la ASVDH, y los observadores internacionales Nicola QUATRANO, Magistrado de Casación en Nápoles, autorizado por OSSIN, Osservatorio Internazionale onlus; Francia WEYL, abogado en París, autorizado por el AIJD Asociación Internacional de Juristas Demócratas, el AAA, Asociación americana de Juristas ' y DS Derecho-Solidaridad, y Frédérique LELLOUCHE, encargada del Magreb para el ACAT, Acción de los Cristianos Para la Abolición de la Tortura.

Los observadores internacionales presentes en la audiencia comprobaron que:

- No se portaba ningún arma
- No se registró el estado de embriaguez en ningún control ni quedó reflejado en ninguna acta
- La demandante y el testigo de cargo están en desacuerdo sobre el desarrollo de los hechos
- No se ha investigado los golpes y heridas de los que Naama ASFARI asegura haber sido víctima.

Libération de quatre prisonniers politiques sahraouis et Mr. Ennama ASFARI en grève de la faim de 48 et heures


Lettre d’information

El-Ayoune – Sahara occidental
Samedi 19 avril 2008

Libération de quatre prisonniers politiques sahraouis et Mr. Ennama ASFARI en grève de la faim de 48 et heures

Quatre prisonniers politiques sahraouis, incarcérés à la prison civile d’Enezgane (Maroc), ont été libéré entre le 17 et 18 avril 2008 après avoir purgé leur peine. Mr. Bachir NAJII (33 ans), Mr. Mohamed TAMEK (23 ans), Mr. Idriss ELMANSOURI (22 ans) et Mr. Brahim KAJOUT (22 ans), avait été arête le 18 avril 2006 à Assa (Sud du Maroc) et condamné à quatre ans de prison ferme le 19 septembre 2006. Cette sentence a été réduite à deux ans le 14 mai 2007 par la cour d’appel d’Agadir. Et à Cette occasion l’ASVDH félicité vivement les prisonniers libérés ainsi que leurs familles.
Par ailleurs, Mr. Ennaama ASFARI, activiste sahraoui des droits de l’homme et co-président du CORELSO, entame, à partir d’aujourd’hui samedi 19 avril 2008, une grève de la faim de 48 heures, pour revendiquer d’être séparé des détenus de droit commun et permettre à leur famille de leur rendre visite et une expertise médicale.
Nous rappelons que Mr. ASFARI avait été arrêté le dimanche 13 avril 2008 à Marrakech et incarcéré à la prison BOulemharez le mardi 15 avril 2008 après avoir été présenté au Procureur Général de Marrakech qui a décidé de le traduire devant la cour le même jour. Le procès de Mr. ASFARI a été reporté deux fois le 13 et le 17 avril 2008. Une nouvelle audience aura lieu le 21 avril.
Nous rappelons que Mr. ASFARI est incarcéré à la prison Boulemharez à Marrakech depuis mardi 15 avril 2008. Nous rappelons aussi que Mr. ASFARI avait été arrêté à Smara, le 05 janvier 2007, incarcéré dans la prison locale, libéré sous caution le 11 janvier 2007, et condamné à deux mois de prison avec sursis le 15 janvier 2007. Cette sentence a été confirmé en appel le 21 mai 2007.

English Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Saturday, April 19, 2008

Release of four Sahrawi political prisoners and Mr. Ennama ASFARI on hunger strike for 48 hours

Four Sahrawi political prisoners, imprisoned in the civil prison of Enezgane (Morocco), were released between 17 and 18 April 2008 after having served their sentences. Mr. Bachir NAJII (33 years), Mr. TAMEK Mohamed (23 years), Mr. Idriss ELMANSOURI (22 years) and Mr. Brahim KAJOUT (22 years), had been arrested on April 18, 2006 at Assa (south of Morocco) and sentenced to four years' imprisonment on September 19, 2006. The sentence was reduced to two years on May 14, 2007 by the Court of Appeal in Agadir. And at this opportunity the ASVDH warmly felicitates the released prisoners and their families.
In addition, Mr. Ennaama ASFARI, Saharawi human rights activist and co-chair of CORELSO, and Mr. Khellihenna ABOUHASSAN, Sahrawi students at the university of Marrakech, initiate, starting from today, Saturday, April 19, 2008, a hunger strike for 48 hours, claiming to be separated from the prisoners of common law and allow their families to visit them and for medical expertise.
We recall that Mr. ASFARI was arrested Sunday, April 13, 2008 in Marrakesh and incarcerated at the prison Boulemharez Tuesday, April 15, 2008 after being presented to Attorney General in Marrakesh, who decided to bring him before the court on the same day. The trial of Mr. ASFARI was postponed twice on 13 and April 17, 2008. A new hearing will be held on April 21.
Mr. ASFARI has been incarcerated at the prison Boulemharez in Marrakech since Tuesday, April 15, 2008. We also recall that Mr. ASFARI was arrested in Smara, on 05 January 2007, detained in the local prison, released on bail on January 11, 2007, and sentenced to two months’ imprisonment suspended on January 15, 2007. This sentence was confirmed in appeal on May 21 2007.

vendredi, avril 18, 2008

Le défenseur sahraouis des droits humains et co-président du CORELSO incarcéré à la prison Boulemharez à Marrakech/Maroc


Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Jeudi 17 avril 2008

Le défenseur sahraouis des droits humains et co-président du CORELSO incarcéré à la prison Boulemharez à Marrakech/Maroc

Mr. Ennaama ASFARI, défenseur sahraoui des droits humains et co-président du CORELSO (Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental) a été arrêté par des agents de police dimanche 13 avril 2008, vers 21 :30 GMT, à Marrakech. Mr. ASFARI qui conduisait sa voiture a été arrêté par un group de cinq agents de police en civil dans une voiture Reneault Clio de couleur grise et qui le suivaient depuis samedi 12 avril 2008. A son arrestation Mr. ASFARI a été passé au tabac avant d’être mis dans la voiture que conduisaient ces agents de police. Une fois dans la voiture ces derniers lui ont bandé ses yeux et l’ont conduit vers une destination inconnue. Plus tard, Mr. ASFARI s’est trouvé dans un lieu qu’il ne connaît pas, les yeux toujours bandés, menotté, dévêtu, attaché à un arbre et passé au tabac une fois de plus. Ensuite Mr. ASFARI, ne pouvant plus supporter la torture qui lui est infligée, a perdu conscience et conduit à un hôpital.
Lundi 14 avril 2008, tôt le matin, Mr. ASFARI est conduit au poste de police qui se trouve à la place de Jamaa Elafna où il a été soumis à un interrogatoire sur ses relations avec les étudiants sahraouis et ses activités. Il a été gardé dans ce poste jusqu’au mardi 15 avril 2008 quand il a été présenté au Procureur Général de Marrakech à 10 :00 GMT, qui a décidé de le traduire devant la cour le même jour. Alors, et vers 17 :00 GMT, Mr. ASFARI a comparu devant la cour qui a décidé de reporter l’audience au jeudi 17 avril 2008, pour que Mr. ASFARI puisse avoir un avocat. L’audience d’aujourd’hui a été également reporté au lundi 21 avril 2008. La famille de Mr. ASFARI n’a pas été informé sur son arrestation ni sur le lieu de sa détention.
Nous rappelons que Mr. ASFARI est incarcéré à la prison Boulemharez à Marrakech depuis mardi 15 avril 2008. Nous rappelons aussi que Mr. ASFARI avait été arrêté à Smara, le 05 janvier 2007, incarcéré dans la prison locale, libéré sous caution le 11 janvier 2007, et condamné à deux mois de prison avec sursis le 15 janvier 2007. Cette sentence a été confirmé en appel le 21 mai 2007.


English Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Thursday, April 17, 2008

The Saharawi human rights defender and co-president of the CORELSO incarcerated at the prison Boulemharez in Marrakech / Morocco

Mr. Ennaama ASFARI, Saharawi human rights defender and co-president of the CORELSO (Committee for the respect of freedoms and human rights in Western Sahara) was arrested by police agents Sunday, April 13, 2008, around 21: 30 GMT, in Marrakech. Mr. ASFARI who was driving his car was stopped by a group of five police officers in plain clothes in a car ‘Reneault Clio grey’ and who were following him since Saturday, April 12, 2008. Upon his arrest Mr. ASFARI was beaten before being placed in the car which the police officers were driving. Once in the car they had bandaged his eyes and took him to an unknown destination. Later, Mr. ASFARI found himself in a place he does not know, the eyes always blindfolded, handcuffed, naked, tied to a tree and abused once again. Then Mr. ASFARI, who could no longer bear the torture inflicted to him, lost consciousness and was taken to a hospital.
Monday, April 14, 2008, early in the morning, Mr. ASFARI was taken to the police station which is located in the place of Jamaa Elafna where he was subjected to interrogation on his relationship with the Saharawi students and his activities. He was kept in this place until Tuesday, April 15, 2008 when he was presented to Attorney General in Marrakech at 10: 00 GMT, who decided to bring him before the court the same day. Then, and around 17: 00 GMT, Mr. ASFARI appeared before the court, which decided to postpone the hearing until Thursday, April 17, 2008, so that Mr. ASFARI can have a lawyer. The hearing of today has been postponed to Monday, April 21, 2008. The family of Mr. ASFARI was not informed about his arrest or the place of his detention.
We recall that Mr. ASFARI is incarcerated at the prison Boulemharez in Marrakech since Tuesday, April 15, 2008. We also recall that Mr. ASFARI was arrested in Smara, on 05 January 2007, detained in the local prison, released on bail on January 11, 2007, and sentenced to two months' imprisonment suspended on January 15, 2007. This sentence was confirmed in appeal on May 21 2007.
Comunicado AFAPREDESA UJS:

APPEL POUR LA LIBERATION DE Enaâma ASFARI


Droit-Solidarité
Aa-Rasd
Afaspa
Corelso
AFAPREDESA
Association des Travailleurs sahraouis en France
Bureau International pour le Respect des Droits humains
Au Sahara Occidental (BIRDHSO)

APPEL POUR LA LIBERATION DE Enaâma ASFARI
Militant sahraoui des Droits de l'Homme

Nous venons d’apprendre que Monsieur Enaâma ASFARI, bien connu en France pour son activité inlassable pour la Défense des Droits de l’Homme au Sahara Occidental a été arrêté dimanche 13 avril vers 21h30 à Marrakech.

Après avoir été détenu dans différents endroits où il a été sévèrement brutalisé, et sans pouvoir prévenir sa famille, il a finalement été présenté au Procureur le mardi 15 avril à 10 heures puis devant le Tribunal vers 17 heures le même jour.

Il doit repasser devant le Tribunal aujourd'hui, jeudi 17 avril, sous la prévention de violences et de dégradations; il va demander un renvoi pour assurer sa défense.

Il récuse formellement les accusations qui sont portées contre lui et qui sont manifestement dénuées de toute crédibilité tant sont notoires pour qui le connaît l’esprit de responsabilité, le calme et le sang-froid d’Enaâma ASFARI.

Sa forte implication dans la défense des Droits de l’Homme au Sahara Occidental le désigne au contraire tout particulièrement pour être la cible de ceux qui au Maroc se distinguent par leur violation quotidienne et systématique des Droits de l'Homme.

Il faut en effet rappeler qu'il est le fils de Abdi ASFARI, disparu pendant 16 années dans les bagnes de Hassan II, qu'il est le co-Président du CORELSO, et qu'il est l'objet de menaces incessantes de la part des autorités marocaines.

L’affaire dont il est l’objet ne peut donc de toute évidence être qu’un coup monté qui n'a pour but que de tenter de le discréditer et de neutraliser son activité.

Nous demandons qu'il soit libéré sans aucune condition et que soit mis un terme au harcèlement policier dont il est l'objet au même titre que tous les militants des Droits de l'Homme au Sahara Occidental.

Nous appelons le Gouvernement Français à intervenir auprès des autorités marocaines pour que Enaâma ASFARI soit libéré, et que le peuple sahraoui puisse exercer son droit à l'autodétermination dans le respect des résolutions constantes des Nations Unies.

PARIS LE 17 AVRIL 2008

Plus d'infos:
Un militant des droits de l’homme arrêté au Maroc

Condamnation de deux prisonniers politiques sahraouis à dix mois par la cour d’appel d’El-Ayoune



Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Mardi 15 avril 2008

Condamnation de deux prisonniers politiques sahraouis à dix mois par la cour d’appel d’El-Ayoune

Deux prisonniers politiques sahraouis ont comparu aujourd’hui, Mardi 15 avril 2008, devant la cour d’appel d’El-Ayoune. La cour d’appel a prononcé une sentence de dix mois de prison ferme contre Mr. Nafai SAH et Mr. Abdallah ELBOUSSATI. Nous rappelons que ces deux détenus sont arrêtés le 8 juillet 2007, à Izik, incarcérés le 15 juillet à la Prison Noire et condamnés à un an de prison le 6 février 2008, par la cour de premier degré d’El-Ayoune. Ils ont accusés d’avoir incendié une voiture de police. Les agents de la police avait arrêté d’abord le père de Mr. SAH le 6 juillet et ont agressé sa mère et sa soeur lors d'une descente au domicile de la famille.
Nous rappelons également que les détenus politiques sahraouis, Mr. Omar KHNIBILA, Mr. Bachir KHADDA, Mr. Mohamed BACHIRI, Mr. Abdessalam LOUMADI et Mr. Hassan DAH, comparaîtront devant la cour de premier degré d’El-Ayoune 30 avril 2008.

English Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Tuesday, April 15, 2008

Condemnation of two Sahrawi political prisoners to ten months by the Court of Appeal of El-Ayoune

Two Sahrawi political prisoners have appeared today, Tuesday, April 15, 2008, before the Court of Appeal of El-Ayoune. The appellate court pronounced a sentence of ten months in prison against Mr. Nafai SAH and Mr. Abdallah ELBOUSSATI. We recall that the two detainees were arrested on July 8, 2007, at Izik, incarcerated on July 15 at the Black Prison and sentenced to one year in prison on February 6, 2008, by the court of first degree of El-Ayoune. They are accused of having set fire to a police car. The police officers had initially arrested the father of Mr. SAH on July 6 and assaulted his mother and sister in a raid on the home of the family.
We also recall that the Saharawi political prisoners, Mr. Omar KHNIBILA, Mr. Bachir KHADDA, Mr. Mohamed BACHIRI, Mr. Abdessalam LOUMADI and Mr. Hassan DAH will appear before the court of first instance of El-Ayoune on April 30, 2008

dimanche, avril 13, 2008

Profonde préoccupation sur l’état de santé des six détenus politiques sahraouis




Coordination des Associations et Comités au Sahara Occidental d'Appui à la Campagne Internationale pour la Libération de Brahim SABBAR et tous les Prisonniers Politiques Sahraouis dans les Prisons Marocaines

El-Aaiun –Sahara Occidental
Mercredi 9 avril 2008

Déclaration

Lors de sa réunion de mercredi 9 avril 2008, la Coordination des Associations et Comités Sahraouis au Sahara Occidental, a débattu sur la situation des détenus politiques sahraouis dans les différentes prisons du Maroc. C’est ainsi que la Coordination exprime sa profonde préoccupation sur l’état de santé des six détenus politiques sahraouis, dans la prison d’Inezgane, (le Groupe de Yahya Mohamed Elhafed Iazza) en grève de la faim depuis le 29 février 2008.
La Coordination s’est, également, félicité de la libération des détenus d’opinion marocains, (Groupe du 1er mai) et déplore, vivement, l’exclusion des prisonniers politiques sahraouis de la liste des libérés, ce qui consiste comme une ségrégation entre les sahraouis et les marocains pratiqué par l’Etat du Maroc.
Et, tout en exprimant sa solidarité avec tous les prisonniers politiques sahraouis, la Coordination déclare :
- Sa préoccupation profonde relativement au à l’état de santé des prisonniers politiques sahraouis (Groupe de Yahya Mohamed Elhafed Iazza) et appelle la direction de la prison a ouvrir un dialogue sérieux avec les grévistes et satisfaire leurs revendications
- Lance un appel urgent à toutes les organisations des droits humains à agir pour sauver la vie des grévistes
- Se félicite de la libération des détenus d’opinion marocains (Groupe du 1er mai) et dénonce la pratique de ségrégation entre les détenus politiques sahraouis et marocains commise par l’Etat du Maroc
- Appelle à la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques sahraouis dans les différentes prisons du Maroc
- Appelle l’ONU a assumer sa responsabilité légale, politique et moral envers les citoyens sahraouis et œuvrer pour faire respecter les droits humains au Sahara occidental, et notamment, les droits des prisonniers politiques.
Par :
Coordination des Associations et Comités au Sahara Occidental

El-Aaiun, Western Sahara
Wednesday, April 9, 2008

Declaration

At its meeting today Wednesday, April 9, 2008, the Coordination of Associations and Committees in Western Sahara focused on the situation of the Sahrawi political prisoners in different prisons of Morocco. Thus, the Coordination expresses its deep concern regarding the state of health of the six Sahrawi political detainees in the prison of Inezgane, (Group Yahya Mohamed Elhafed Iazza) on hunger strike since February 29, 2008.
The Coordination has also welcomed the release of Moroccan prisoners of conscience (Group 1st May) and regrets deeply the exclusion of Sahrawi political prisoners from the list of release, which is segregation between the Sahrawi and Moroccan prisoners conducted by the State of Morocco.
And, while expressing its solidarity with all Sahrawi political prisoners, the Coordination states:
- Its deep concern with the state of health of Sahrawi political prisoners (Group Yahya Mohamed Elhafed Iazza) and calls the prison administration to open a serious dialogue with the strikers and to satisfy their demands
- Lunches an urgently appeal to all human rights organizations to act to save the lives of the strikers
- Welcomes the release of Moroccan prisoners of conscience (Group 1st May) and denounces the practice of segregation between Sahrawi and Moroccan political detainees committed by the State of Morocco
- Calls for the immediate and unconditional release of all Sahrawi political prisoners in various prisons in Morocco
- Calls upon the United Nations to assume its legal, political and moral responsibility towards Sahrawi citizens and to work to ensure the respect for human rights in Western Sahara, particularly, the rights of political prisoners.

By:
Coordination des Associations and Committees in Western Sahara

mercredi, avril 09, 2008

Le Groupe de travail sur l’ Examen Périodique Universel épingle le Maroc en mettant en lumière les exactions commises au Sahara Occidental


Le Maroc qui a été examiné, dans l’après-midi du 8 avril 2008, par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans le cadre de sa nouvelle procédure, connue sous le nom de « l’Examen Périodique Universel » a été épinglé pour ses pratiques répressives à l’égard de la population sahraouie dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

C’est ce qui ressort du rapport du Groupe de travail sur l’Examen Périodique Universel, rendu public juste après la présentation par le Maroc de son rapport, et qui est en fait une compilation établie par le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme des renseignements figurant dans les rapports des organes conventionnels, des procédures spéciales, mais aussi des ONG en tant que parties prenantes.

Dans ce rapport, la Représentante spéciale du Secrétaire général exprime « ses vives inquiétudes concernant la situation des défenseurs sahraouis des droits de l’homme, et surtout les restrictions à la liberté de réunion et d’association auxquelles ils sont soumis, rappelant, au passage, la confiscation par l’Etat marocain des passeports de 14 militants sahraouis qui avaient été empêchées de se rendre à Genève pour assister à des conférences internationales ».

Le document relève que « le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires a noté que la majorité des cas portés à l’attention du gouvernement marocain concernait des personnes qui auraient disparu parce qu’elles-mêmes ou leurs proches étaient connus comme partisans du Front POLISARIO . Ces personnes disparues auraient été placées en détention dans des centres secrets. Des cellules de dépôt de certains commissariats de police, des casernes militaires et des villas secrètes des faubourgs de Rabat auraient, en outre, été utilisées pour dissimuler ces personnes».

Le document souligne, par ailleurs, que la question du Sahara Occidental fait régulièrement l’objet d’un examen par l’Assemblée générale et par le Conseil de sécurité et que le Comité des droits de l’homme demeure préoccupé par l’absence de progrès dans la question de l’application du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental avant de recommander à l’Etat marocain de déployer tous ses efforts pour permettre aux populations sahraouies d’exercer pleinement leurs droits conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques .

Le document relève, en outre, que la Représentante spéciale du Secrétaire général concernant la situation des défenseurs des droits de l’homme, conjointement avec le groupe de travail sur la détention arbitraire et le Rapporteur spécial sur la question de la torture, ont souligné la vulnérabilité des défenseurs des droits de l’homme, exposés à une répression, des arrestations et des détentions généralisées. La plupart des cas, les personnes arrêtées auraient été détenues par les forces de sécurités et il arrive que les autorités judiciaires refusent d’autoriser ces défenseurs à être examinés par un médecin alors que ceux-ci disent avoir subi des tortures ou des mauvais traitements pendant les interrogatoires, déplore le document.

Enfin, le document évoque l’inquiétude du Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants qui s’est déclaré vivement préoccupé par les informations qui avaient signalé la mort de migrants d’origine subsaharienne à la frontière entre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla et du Maroc, dont les forces de sécurité patrouillant le long de la frontière seraient responsables. Il a relevé, à cet égard, que de nombreux migrants d’origine subsaharienne, qui avaient tenté de traverser la frontière avec l’Espagne à Ceuta et Melilla, avaient été expulsés et laissés à la frontière méridionale, en plein désert sans eau, ni nourriture.

Genève, le 08 avril 2008

Le rapport sur le site UPR

Condamnation de deux jeunes sahraouis à trois mois et répression contre des manifestants




Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Mardi 8 avril 2008

Condamnation de deux jeunes sahraouis à trois mois et répression contre des manifestants

Deux jeunes sahraouis ont comparu hier, lundi 7 avril 2008, devant la cour d’appel d’El-Ayoune. Mr. Said Mohamed Lamine LAHNANI (né en 1983) et Mr. Mohamed Elmokhtar ALOUATE (né en 1986), avaient été arrêté à Smara le 1 mars 2008, et traduit devant la cour de première instance de même ville, le 10 mars 2008, qui les avaient condamné à six mois de prison ferme. Ces deux détenus politiques sahraouis sont chargés d’agression et blessures, et d’insulte contre un fonctionnaire en service.
Par ailleurs, un le syndicat des ouvriers de la promotion national, à El-Ayoune, a décidé d’organiser, aujourd’hui 8 avril 2008, un sit-in pacifique à l’Avenue Zarktouni, pour revendiquer un ensemble des droits légitimes, couverture sanitaire, sécurité sociale, le salaire minimum (SMIG), congé annuel. Mais les forces de sécurité marocaine ont, dès l’aube, fermé tous les passages vers le lieu du sit-in. Ces forces ont aussi empêché les citoyens par force de s’approcher du lieu, ce qui a engendré un grand nombre de victimes. Les forces de sécurité ont également arrêté un grand nombre de personnes venant participer au sit-in comme. Aussi, les membres du bureau du syndicat ont été interdit de quitter le siège du pari Socialiste Unifié.


Membre du bureau syndical :
Mr. Hamdi Ould mohamed Ould Aabidi, Mr. Akmach Sidati, Mlle. Hamida SBAI, Mr. Mohamed Najem HADDI, Mr. Breiko Bilal, Mr. Sidi Mohamed Ambarek, Mlle. Najat BOUSSOULA, Mr. Mohamed ELKARDI, Mr. Mohamed CHARQI, Mr. Rachid ELBAR, Mr. Lefnain LABAT.


Les blesses:
Mr. Mohamed CHARQI, Mlle. Mariam DAOUDI, Mlle. Aicha SALHI, Mr. Ahmed Salem BOUGHANBOUR, Mr. Issa CHELH, Mr. Mohamed ELHADANI, Mlle. Fatma LATOULI, Mlle. Manat BHAM, Mlle. Souhaila ELQOTB, Mlle. Fala ELGAZOUMI, Mlle. Taslem LBOUANANI, Mr. Abei Oul Elhainan, Mlle. Elghalia Bilal Elbachir, Mlle. ELalia TANJI (qui a été sauvagement tabassé au boulevard Smara et conduite dans une voiture de police de marque ‘Kangoo’ immatriculée: 84901). De meme, la mère d’Ahl Kourtoua a été sauvagement attaqué et transféré à l’hôpital dans un état critique).
Les détenus :


Mr. Moussa Abidi, Mr. Hassan TAJER, Mr. Ahmed OUEISSI, Mlle. Fatma BOUCHALGA, Mlle. Elbeida BOUSSOULA.

English Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Tuesday, April 8, 2008

Condemnation of two young Sahrawi three months and repression against demonstrators
Two young Sahrawi have appeared yesterday, Monday, April 7, 2008, before the Court of Appeal of El-Ayoune. Mr. Said Mohamed Lamine LAHNANI (born in 1983) and Mr. Mohamed Elmokhtar ALOUATE (born in 1986), were arrested in Smara on March 1, 2008, and brought before the court of first instance in the same city, on March 10, 2008, which sentenced them to six months in prison. Both Sahrawi political detainees are charged with assault and battery, and insult against public officer on duty.
Furthermore, a union of workers of the national promotion, in El-Ayoune, decided to organize today Tuesday April 8, 2008, a peaceful sit-in at the Zarktouni Avenue to claim their legitimate rights such as, health coverage, social security, the minimum wage (SMIG), and annual leave. But Moroccan security forces have, early in the morning, closed all crossings to the place of the sit-in. These forces have also prevented violently people from approaching the place, which resulted in a large number of casualties. The security forces also arrested a large number of people who came to participate in sit-in. Also, officers of the union have been barred from leaving the headquarters of the Unified Socialist Party.
Member of the union office:
Mr. Hamdi Ould mohamed Ould Aabidi, Mr. Akmach Sidati, Miss. Hamida SBAI, Mr. Mohamed Najem HADDI, Mr. Breiko Bilal, Mr. Sidi Mohamed Ambarek, Miss. Najat BOUSSOULA, Mr. Mohamed ELKARDI, Mr. Mohamed CHARQI, Mr. Rachid ELBAR, Mr. Lefnain LABAT.
The wounded:
Mr. Mohamed CHARQI, Miss. Mariam DAOUDI, Miss. Aicha SALHI, Mr. Ahmed Salem BOUGHANBOUR, Mr. Issa CHELH, Mr. Mohamed ELHADANI, Miss. Fatma LATOULI, Miss. Manat BHAM, Miss. Souhaila ELQOTB, Miss. Fala ELGAZOUMI, Miss. Taslem LBOUANANI, Mr. Abei Oul Elhainan, Miss. Elghalia Bilal Elbachir, Miss. ELalia TANJI (who was brutally beaten to Smara Boulevard and driving in a police car brand 'Kangoo' registered: 84901). Similarly, the mother of Ahl Kourtoua was savagely attacked and transferred to the hospital in a critical state).
Inmates:
Mr. Moussa Abidi, Mr. Hassan TAJER, Mr. Ahmed OUEISSI, Miss. Fatma BOUCHALGA, Miss. Elbeida BOUSSOULA.

Represion en El Aiun


Despues de la manifestación pacífica que se produjo el 27 de marzo de 2008 en Haii Almatar(Barrio del Aeropuerto) de la ciudad de el Aaiún en el Sáhara Occidental la policía marroquí desencadenó una amplia campaña de detenciones contra los saharauis que participaron en esta manifestación pacífica en la que se reclamaba el derecho a la autodeterminación del Pueblo Saharáui. Según ha sabido la secretaría del colectivo de defensores saharauis de los derechos humanos, el joven saharaui Bul.lahi Mohammed Lbachir de 18 años de edad, fué detenido sobre las 8,30 de la tarde en el lugar y dia anteriormente mencionados ,siendo a continuacion conducido violentamente a la comisaria de la policía judicial en la provincia del Aaiún(Sáhara Occidental), donde fué torturado durante 4 horas, contraviniendo los mas básicos principios de humanidad;según Bul.lahi éste fué interrogado de forma amenazadora por miembros de la policía judicial marroquí ,de los cuales al menos pudo reconocer a dos de ellos se trata de: de los oficiales Abdelaziz Annuch y de Rabii Abdelhaq ,estos le forzaron a sentarse en una posición acuclillada difícil y lo torturaron poniéndole un pedazo de paño sucio ,mojado e impregnado de sustancias malolientes sobre la nariz,con el que intentaban sofocarle violentamente ,echo que le produjo hemorragia nasal y la sensación de axfisia y todavía se hallan patentes las huellas de dicha tortura en distintas partes de su cuerpo,según Bul.lahi fué interrogado sobre los saharauis que participaron en la manifestación pacífica anteriormente citada ,pidiéndole además los nombres de algunos de los defensores de los derechos humanos antes de liberarle junto con los jóvenes Sahrauis, Lagaras Nayib, el Faddali Ettalbi y el Ettaleb Essabbari que habían sido arrestados probablemente por las mismas razones.

EL Aaiún, Sáhara Occidental 03 de abril de 2008

de la secretaría de CODESA

dimanche, avril 06, 2008

lettre de félicitation à l'occasion de la libération des détenus du 1er mai de l'AMDH


El-Aaiun –Sahara Occidental
Samedi 5 avril 2008
À
Mme. Khadija RIYADI
Présidente de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH)
Rabat / Maroc

Objet: lettre de félicitation à l'occasion de la libération des détenus du 1er mai

Chère Khadija RIYADI,
Nous avons reçu avec beaucoup de plaisir, à la Coordination des Associations et Comités au Sahara Occidental, la nouvelle de la libération d'un groupe de détenus d'opinion marocains, le vendredi 4 avril 2008, connus sous le nom de détenus du 1er mai, en particulier les détenus de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH). A cette heureuse occasion, nous voudrions exprimer nos chaleureuses félicitations à vous et à travers vous, nous tenons à féliciter les détenus libérés et leurs familles ainsi que tous les militants démocrates des droits de l'homme. Et nous vous assurons que cette grande victoire du mouvement des droits de l'homme n'aurait pas été possible sans les efforts de solidarité et la détermination des familles, des militants et militantes à lutter pour le droit de ces détenus à la liberté.
Nous, ne manquerons pas à cette occasion de vous rappeler, Mme. Khadija, la situation misérable des prisonniers politiques sahraouis, certains d'entre eux sont toujours en grève de la faim à la prison d’Inezgane, les répercussions des récentes grèves sur leur santé, et la continuité de la série de procès inéquitables au Sahara Occidental. Et tandis que nous exprimons, une fois de plus, nos chaleureuses félicitations, nous rappelons que la joie ne sera pas complète tant qu'il y aura des prisonniers politiques derrière les barreaux, et vous invitons à poursuivre les activités dans ce sens afin que la justice sera pour tous.

Cordialement.

Coordination des Associations et Comités sahraouis au Sahara occidental
Signature:
Coordonnateur: Sidi Mohammed DADACH

Les membres de la Coordination:
- Association sahraouie des victimes des violations graves des droits humains commises par l'État marocain (ASVDH)
- Comité Sahraoui pour le Soutien à l'autodétermination au Sahara Occidental
- Comité pour la protection des détenus sahraouis dans les prisons marocaines
- Comité contre la torture (Dakhla)
- Comité de défense des libertés générales et les droits de l'homme (Smara)
- Comité de soutien au plan de résolution onusien et la protection des ressources naturelles au Sahara Occidental
- Comité des familles des détenus politiques sahraouis dans les prisons du Maroc


El-Aaiun, Western Sahara
Saturday, April 5 2008

To
Mss. Khadija RIYADI
President of the Moroccan Human Rights (AMDH)
Rabat / Morocco

Subject: letter of congratulations on the release of detainees of May 1st

Dear Khadija RIYADI,
We have received with great delight in the Coordination of Sahrawi Associations and Committees in Western Sahara the news of the release of a group of Moroccan detainees of opinion, on Friday, April 4, 2008, known as prisoners of May 1st, especially detainees of the Moroccan Human Rights (ADMH). On this happy occasion, we would like to express our warm congratulations to you and through you we would like to congratulate the released detainees and their families and all the democrat human rights activists. And we assure you that this great victory of the human rights movement would not have been possible without solidarity efforts and the determination of families, activists to struggle for the right of these detainees to freedom.
We, also, won’t fail on this occasion to remind you, Mss. Khadija, the miserable situation of the Saharawi political prisoners, some of them are still on hunger strike at Inezgane jail, the repercussions of the recent strikes on their health, and the continuing series of unfair trials in Western Sahara. And while we express, once again, our warm congratulations, we reiterate that the delight will not be complete as long as there are political prisoners behind bars, and invite you to further work in this direction so that justice will be for all.
Sincerely.

Coordination of Sahrawi Associations and Committees in Western Sahara
Signature:
Coordinator: Sidi Mohammed DADACH

Members of the Coordination:
- Sahrawi Association of Victims of Grave Human Rights Violations Committed by the Moroccan State (ASVDH
- Sahrawi Committee to support self-determination in Western Sahara
- Committee for the Protection of Sahrawi Prisoners in Moroccan prisons
- Committee against Torture (Dakhla)
- Committee for the Defence of General Liberties and Human Rights (Smara)
- Committee for Support to the United Nations resolution plan and Protection of the Natural Resources in Western Sahara
- Committee of the families of Sahrawi political detainees in prisons of Morocco

Déclaration Coordination des Associations et Comités Sahraouis au Sahara Occidental


El-Aaiun –Sahara Occidental
Samedi 5 Avril 2008

Déclaration

La situation des prisonniers politiques sahraouis, dans les différentes prisons du Maroc reste une source de grande préoccupation pour La Coordination des Associations et Comités Sahraouis au Sahara Occidental. Ainsi, le prisonnier politique sahraoui, Mr. Elhafed TOUBALI a fait l’objet d’un acte de vengeance en l’enfermant dans un cachot, pendant des heures, sans aucune raison, comme il a été aussi mal traité et insulté. En outre, la Coordination poursuit, également, avec grande inquiétude la grève de la faim des prisonniers politiques sahraouis, incarcérés à la prison d’Inezgane depuis le 29 février 2008.
Tout en exprimant sa profonde préoccupation sur les conditions de détentions des prisonniers politiques et le mauvais traitement qu’ils subissent, La Coordination des Associations et Comités Sahraouis au Sahara Occidental:
- Dénonce vivement les pratiques de vengeance que le prisonnier politique sahraoui, Mr. Elhafed TOUBALI, a subit
- Exprime sa profonde inquiétude concernant l’état de santé des prisonniers politiques sahraouis incarcérés à Inzgane et appel la direction de la prison à ouvrir un dialogue sérieux avec les grévistes et exige de répondre à leurs revendications légitimes
- Dénonce les jugements iniques contre les prisonniers politiques sahraouis et rappel que deux d’entre seront jugés le 15 avril et cinq autres le 30 avril à El-Aaiun
- Se félicite de la libération des détenus d’opinions marocains, connus comme détenus du 1er mai, notamment les détenus de l’AMDH, et rappel que la lutte doit continuer jusqu’à la libération de tous les détenus parmi eux les prisonniers politiques sahraouis
A la fin, Coordination des Associations et Comités Sahraouis au Sahara Occidental, lance un appel aux organisations et activistes des droits humains, à agir pour sauver la vie des grévistes sahraouis et pour libération de tous les détenus politiques sahraouis.

Coordination des Associations et Comités Sahraouis au Sahara Occidental

El-Aaiun, Western Sahara
Saturday, April 5, 2008

Declaration

The situation of Sahrawi political prisoners in various prisons of Morocco remains a source of great concern for the Coordination of Sahrawi Associations and Committees in Western Sahara. Thus, the Saharawi political prisoner, Mr. Elhafed TOUBALI has been subjected to an act of revenge by locking him inside an individual cell, for hours, for no reason, as well as he has been so badly treated and insulted. In addition, the Coordination follows, as well, with great concern the hunger strike of Sahrawi political prisoners, incarcerated at the prison of Inezgane since February 29, 2008.
While expressing its deep concern about the conditions of detention of the political prisoners and the abuse they suffered, The Coordination of Sahrawi Associations and Committees in Western Sahara:
- Strongly denounces the practices of vengeance that the Saharawi political prisoner, Mr. Elhafed TOUBALI, had undergone
- Expresses its deep concern regarding the state of health of Sahrawi political prisoners incarcerated in Inzgane and calls the prison administration to open a serious dialogue with the strikers and demands to respond to their legitimate demands
- Rejects unfair judgments against Sahrawi political prisoners and recall that two among them will be tried on April 15 and five others on April 30 in El-Aaiun
- Welcomes the release of Moroccan prisoners of opinion, known as prisoners of May 1st, especially prisoners of the AMDH, and recalls that the struggle must continue until the liberation of all political prisoners among them the Saharawi political prisoners
At the end, the Coordination of Sahrawi Associations and Committees in Western Sahara, appeals to organizations and human rights activists, to act to save the lives of the Saharawi strikers and the release of all Sahrawi political detainees.

Coordination of Sahrawi Associations and Committees in Western Sahara

Le Maroc sous la loupe :



Le Maroc sous la loupe :

l’ONU mettra-t-elle, enfin, un terme à plus d’un quart de siècle d’injustice et de violations des droits de l’homme au Sahara Occidental ?

Mardi prochain 8 avril, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU examinera la situation marocaine concernant les droits de l’Homme dans le cadre de sa nouvelle procédure appelée Examen Périodique Universel.

Dans ce cadre, une conférence de presse sur le thème : l’ONU mettra-t-elle, enfin, un terme à plus d’un quart de siècle d’injustice et de violations des droits de l’homme au Sahara Occidental ? a été organisée le 04 avril 2008 au Palais des Nations à Genève.

Les participants, M. Christian Viret, Président du Bureau International pour le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental, Mme Christiane Perregaux, Professeur Honoraire à l’Université de Genève, M. Patrick Herzig, juriste, membre de la Ligue suisse des droits de l’homme, ayant assisté à plusieurs procès aux condamnations arbitraires au Sahara Occidental occupé, M. Larbi Messaoud, ex-prisonnier d’opinion, membre du Secrétariat du Collectif des défenseurs sahraouis des droits humains (CODESA) et M. Abdeslam Omar, Président de l’Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis AFAPREDESA) ont plaidé pour que cette nouvelle procédure permette, enfin de rendre visible aux yeux de l’opinion internationale la véritable situation d’occupation et de colonisation de cette région (emprisonnements, tortures, arrestations et condamnations arbitraires, notamment).

Les participants à la rencontre ont souligné que l’examen du Maroc est une sorte de dernière chance pour l’ONU de réaffirmer le droits à l’autodétermination attendu impatiemment depuis plus de 30 ans par le peuple sahraoui et de rompre avec des pratiques frileuses qui ont empêché, par exemple, le Haut Commissariat des Droits de l’Homme de rendre public le rapport effectué après la visite d’une mission en 2006 dans les zones occupées du Sahara Occidental.

Le rendez-vous du 8 avril à l’ONU de Genève doit être un rendez-vous avec la vérité ! Il ne doit pas décevoir le peuple sahraoui d’abord et tous ceux et toutes celles qui mettent de l’espoir dans cette nouvelle procédure.


Genève, le 05 avril 2008




samedi, avril 05, 2008

Arrestation et torture d’un jeune sahraoui


Lettre d’informationASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Vendredi 4 avril 2008
Arrestation et torture d’un jeune sahraoui
Le jeudi 27 mars 2008, un sit-in en faveur de l’autodétermination a été organisé par un groupe de jeunes sahraoui, au quartier Almatar à El-Ayoune. Le sit-in avait été sauvagement réprimé. Et depuis, la police marocaine a lancé une vague d’arrestation contre les manifestats. A cet effet un ensemble de jeunes sahraouis avaient été arrêté et torturé à la Wilaya de la sûreté nationale d’El-Ayoune.
Parmi ces jeunes, Mr. Bullahi Mohamed Bachri, né le 8 octobre 1990, qui a été arrêté le jeudi 27 mars 2008, vers 20 :00 GMT, et qui a été sauvagement torturé à la Wilaya de la sûreté d’El-Ayoune pendant quatre heures avant d’être libéré vers 30 minutes après minuit.
Mr. Bullahi a fait le témoignage suivant :
Nom : Bullahi Mohamed Bachiri
Date de naissance : 10 octobre 1990
Niveau d’étude : 3ème année préparatoire.
Nous avons participé, moi et plusieurs autres jeunes sahraouis, à un sit-in organisé le jeudi 27 mars 2008, au quartier Almatar. Durant ce sit-in nous avons scandé des slogans appelant au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et des drapeaux sahraouis ont été dressé. Le sit-in avait duré quelques minutes avant l’intervention de la police. La foule s’est dispersée et nous nous sommes cachés dans une maison. Plusieurs civiles ont été arrêté lors de l’intervention brutale de la police. Quand, moi et deux autres amis, avons quitté la maison où nous nous cachions, des policiers en civil nous ont arrêté et conduit d’abord au poste de police du quartier Almatar et après à la Wilaya de la sûreté d’El-Ayoune, dans une voiture de police de marque ‘Renault’, en nous passant au tabac et en nous insultant de toutes les injures.
Quand nous sommes arrivés à la Wilaya, des policiers m’ont bandé les yeux et ont commencé à cogner ma tête contre le mur jusqu’à ce que mon né saigne. Après ils m’ont allongé sur le sol et ont commencé à me frapper sur mes fesses. En suite, ils ont menotté mes mains derrière mon dos et attaché mes pieds, et m’ont mis un bâton entre les jambes, et suspendu entre deux bureaux. Ils ont alors commencé à me frapper sur les pied et me demandent si j’ai participer au sit-in mais j’ai nié. Alors ont changé ma position en attachant mes mains de l’avant et mes pieds et ont passé le même bâton sous mes bras et genoux et m’ont suspendu entre les deux bureaux. Après ils ont mis un chiffon sur mon visage et versent de l'eau mélangée avec de l’urine sur mon visage. Il m’ont dit : « quand tu veux nous dire quelques chose fait bouger ton doigt pour que nous arrêtions de te torturer ». Ils m’ont aussi demandé qui nous donne l’argent et qui nous aide mais je leur ai dit que je n’avait rien à faire avec tout cela. Nous sommes restés dans cette situation jusqu'à minuit et ils nous ont relâchés.
Mes amis qui sont arrêté avec moi sont :
Najib AGHELASSE, né en 1988
Fadali Ouled ELBANNANI, né en 1990, élève au baccalauréat
Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Friday, April 4, 2008
Arrest and torture of a young Sahrawi
On Thursday, March 27, 2008, a sit-in in favour of self-determination was organized by a group of young Sahrawi, at Almatar district in El-Ayoune. The sit-in was brutally repressed. Since then, the Moroccan police launched a wave of arrests against demonstrators. To this end a number of Sahrawi youth had been arrested and tortured in the Wilaya of National Security of El-Ayoune.
Among these youths, Mr. Bullahi Mohamed Bachri, born on October 8, 1990, who was arrested on Thursday, March 27, 2008, around 20: 00 GMT, and who was brutally tortured in the Wilaya of the security of El-Ayoune for four hours before being freed to 30 minutes after midnight.
Mr. Bullahi presented his testimony as follows:
Name: Mohamed Bachiri Bullahi
Birth date: Oct. 10, 1990
School Level: 3rd preparatory year.
We participated; I and several other young Sahrawi, in a sit-in organized on Thursday, March 27, 2008, at the district Almatar. During the sit-in we shouted slogans calling for the right of the Saharawi people to self-determination and Saharawi flags were erected. The sit-in lasted a few minutes before the police intervention. The crowd dispersed and we were hiding in a house. Several civilians were arrested during the brutal police intervention. When I and two other friends have left the house where we hide, plainclothes police officers arrested us and took us first to the police station at the district Almatar then to the Wilaya of the security of El-Ayoune, in a police car 'Renault', under beatings and insults.
When we arrived at the Wilaya, the police blindfolded me and started to knock my head against the wall until my nose bleeds. After then they took me on the floor and began hitting me on my buttocks. Then they handcuffed my hands behind my back and tied my feet and put a stick between my legs, and suspended me between two desks. They then started to hit me on my feet and ask me if I participated in the sit-in but I denied. So they changed my position by tying my hands in front and my feet and spent the same stick in my arms and knees and suspended me between the two desks. Then they put a rag on my face and pour water mixed with urine on my face. They told me: "when you want to tell us something move your finger so that we quit torturing you." They also questioned me about who gives us money and helps us, but I told them that I had nothing to do with all this. We remained in this position until midnight and then they released us.
My friends who were arrested with me are:
Najib AGHELASSE, born in 1988
Fadali Ouled ELBANNANI, born in 1990, a baccalaureate student

Déclaration CACS


El-Aaiun –Sahara Occidental
mercredi 2 avril 2008

Déclaration

La Coordination des Associations et Comités Sahraouis au Sahara Occidental suit avec très grande préoccupation les jugements des prisonniers politiques sahraouis qui se sont déroulés avant-hier lundi 31 mars, hier mardi 1er avril et aujourd’hui mercredi 2 avril 2008, à El-Ayoune. Ainsi, la cour de premier degré a condamné, lundi 31 mars 2008, Mr. Elmohktar AKHNIBILA (65 ans) et son fils Mr. Mohamed AKHNIBILA à dix mois de prison ferme pour charges d’agression et blessures et destruction des biens publics.
Le Mardi 1er avril 2008, la cour d’appel a réduit les peines des détenus politiques sahraouis Mr. Mouloud BARKOUH et Mr. Khellihenna DLEIMI, de un an à huit mois de prison ferme. Ces deux prisonniers politiques ont été libéré après avoir purgé leur peine. La même cour a également réduit la peine du détenu politique sahraoui, Mr. Hamid BARKOUH, d’un an et demi à un an de prison ferme. En outre, la cour d’appel a reporté le procès de Mr. Nafai SAH et Mr. Abdallah ELBOUSSATI au 15 avril 2008.
Aujourd’hui mercredi 2 avril 2008, les détenus politiques sahraouis, Mr. Omar KHNIBILA, Mr. Bachir KHADDA, Mr. Mohamed BACHIRI, Mr. Abdessalam LOUMADI et Mr. Hassan DAH, ont comparu devant la cour de premier degré d’El-Ayoune. Cette dernière a décidé de reporter le procès de ces cinq détenus politiques sahraouis, au 30 avril 2008.
A cet effet, la coordination des associations et comités au Sahara Occidental dénonce vivement ces procès iniques et les sentences lourdes contre les détenus politiques sahraouis et appelle à leur libération immédiate et sans conditions.
La coordination rappelle, également, que ces procès à base de fausses charges et procès verbaux montés de toute pièce, s’ajoute, comme preuve, à d’autres pratiques répressives que pratiques les autorités marocaines contre les détenus politiques sahraouis, qui, certains d’entre eux, mènent encore une grève de la faim illimitée.
De même, la coordination lance un appel pressant à toutes les organisations et à tous les activistes des droits humains d’agir en toute urge, ce pour la libération des prisonniers politiques sahraouis qui porte encore les séquelles des grèves de la faim. Comme elle appui les activités de la Campagne Internationale pour la Libération de Brahim SABBAR et tous les Prisonniers Politiques Sahraouis dans les Prisons Marocaines.
Enfin, la coordination réitère son soutien inconditionnel à tous prisonniers politiques sahraouis et leurs familles.

El-Aaiun, Western Sahara
Wednesday, April 2, 2008

Declaration

The Coordination of Sahrawi Associations and Committees in Western Sahara follows with great concern the lawsuits of Sahrawi political prisoners that took place the day before yesterday Monday, March 31, yesterday Tuesday, 1 April and today Wednesday, April 2, 2008, in El-Ayoune. Thus, the court of first instance sentenced Monday, March 31, 2008, Mr. Elmohktar AKHNIBILA (65 years) and his son Mr. Mohamed AKHNIBILA to ten months in prison for charges of aggression and injury and destruction of public property.
On Tuesday, 1st April 2008, the appellate court reduced the sentences of Sahrawi political detainees Mr. Mouloud BARKOUH and Mr. Khellihenna DLEIMI, from one year to eight months in prison. These two political prisoners were released after serving their sentences. The same court also reduced the sentence of Saharawi political prisoner, Mr. Hamid BARKOUH, from one year and a half to one year in prison. In addition, the appellate court has postponed the trial of Mr. Nafai SAH and Mr. Abdallah ELBOUSSATI to April 15, 2008.
Today Wednesday, April 2nd, 2008, the Saharawi political prisoners, Mr. Omar KHNIBILA, Mr. Bachir KHADDA, Mr. Mohamed BACHIRI, Mr. Abdessalam LOUMADI and Mr. Hassan DAH, appeared before the court of first instance of El-Ayoune. The latter decided to postpone the trial of those five Sahrawi political detainees, to April 30, 2008.
To this effect, the coordination of associations and committees in Western Sahara strongly denounces these unfair trials and heavy sentences against the Saharawi political prisoners and calls for their immediate and unconditional release.
The coordination recalls, too, that the trials based on false charges and falsified police records, is added, as a proof, to other repressive practices that the Moroccan authorities practice against the Saharawi political prisoners, who, some of among them, still conduct an unlimited hunger strike.
Similarly, the coordination launches an urgent appeal to all organizations and all human rights activists to act with urge, for the release of Sahrawi political prisoners who still carry effects of the hunger strikes. And it supports the activities of the International Campaign for the Liberation of Brahim SABBAR and all Sahrawi political prisoners in the Moroccan Prisons.
Finally, the coordination reiterates its unconditional support to all Sahrawi political prisoners and their families.

Report du procès de cinq prisonniers politiques sahraouis à El-Ayoune






Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Mercredi 2 avril 2008

Report du procès de cinq prisonniers politiques sahraouis à El-Ayoune

Les détenus politiques sahraouis, Mr. Omar KHNIBILA, Mr. Bachir KHADDA, Mr. Mohamed BACHIRI, Mr. Abdessalam LOUMADI et Mr. Hassan DAH, ont comparu, aujourd’hui mercredi 2 avril 2008, devant la cour de premier degré d’El-Ayoune. Cette dernière a décidé de reporter le procès de ces cinq détenus politiques sahraouis, au 30 avril 2008. Ces cinq détenus sont soutenus par des avocats sahraouis et deux observateurs espagnols.
Nous rappelons que Mr. Omar AKHNIBILA, né en 1985 et stagiaire à l’Institut des Technologie Appliquées à El-Ayoune, avait arrêté mercredi 17 octobre 2007 et incarcéré samedi 20 octobre 2007. Son père, Elmokhtar AKHNIBILA, ainsi que son frère, Mohamed AKHNIBILA, sont également incarcérés à la même prison et ont été condamné, avant-hier, lundi 31 mars 2008, à dix mois de prison ferme pour agression et blessure et destruction des bien publics.
Mr. Abdessalam LOUMADI, avait été le 10 octobre 2007 à El-Ayoune alors qu'il allait déposer une plainte à la policer avec son père auprès du procureur général près la cour d’appel, et incarcéré le 15 octobre 2007. Mr. LOUMADI avait été, auparavant, condamné le 20 mars 2007 à un an et demi de prison. La cour d’appel a réduit la peine à un an le 15 mai 2007. Mr. LOUMADI était libéré après avoir purgé sa peine le 24 août 2007. Il a été agressé à sa sortie lors de la réception par sa famille devant la porte de la prison noire.
Mr. Bachir Elaabed Elmohtar KHADDA, 21 ans, stagiaire à l’Institut des Technologie Appliquées à El-Ayoune, est arrêté le 14 novembre 2007 à El-Ayoune. Il avait été mis en garde à vue du 14 au 17 novembre 2007. Il a été incarcéré le 17 novembre 2007.
Mr. Hassan DAH, a été arrêté le 10 octobre 2007 à El-Ayoune et incarcéré le 15 octobre 2007 à la Prison Noire.
Mr. Mohamed BACHIRI a été arrêté le 10 octobre 2007 à El-Ayoune et incarcéré le 15 octobre 2007 à la Prison Noire.
Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Wednesday, April 2nd, 2008


Report of the trial of five Sahrawi political prisoners in El-Ayoune

The Saharawi political prisoners, Mr. Omar KHNIBILA, Mr. Bachir KHADDA, Mr. Mohamed BACHIRI, Mr. Abdessalam LOUMADI and Mr. Hassan DAH, were today Wednesday, April 2nd, 2008, before the court of first instance of El-Ayoune. The latter decided to postpone the trial of those five Sahrawi political detainees, to April 30, 2008. The five detainees were supported by Sahrawi lawyers and two Spanish observers.
We recall that Mr. Omar AKHNIBILA, born in 1985 and intern at the Institute of Applied Technology in El-Ayoune, was arrested Wednesday, October 17, 2007 and detained Saturday, October 20, 2007. His father, Elmokhtar AKHNIBILA, as well as his brother, Mohamed AKHNIBILA, are also imprisoned at the same prison and had been sentenced the day before yesterday, Monday, March 31, 2008, to ten months in prison for agression and injury and destruction of public property.
Mr. Abdessalam LOUMADI was arrested on October 10, 2007 in El-Ayoune while he was filing a complaint against the police with his father to the Attorney General at the Court of Appeal, and incarcerated on October 15, 2007. Mr. LOUMADI had been previously sentenced on March 20, 2007 to a year and a half in prison. The appellate court reduced the sentence to one year on May 15, 2007. Mr. LOUMADI was released after serving his sentence on Aug. 24, 2007. He was attacked in his exit at the reception by his family at the door of the black prison.
Mr. Bachir Elaabed Elmohtar KHADDA, aged 21, an intern at the Institute of Applied Technology in El-Ayoune, was arrested on November 14, 2007 in El-Ayoune. He was taken into custody from 14 to 17 November 2007. He was jailed on Nov. 17, 2007.
Mr. Hassan DAH was arrested on October 10, 2007 in El-Ayoune and incarcerated on October 15, 2007 at the Prison Noire.
Mr. Mohamed BACHIRI was arrested on October 10, 2007 in El-Ayoune and incarcerated on October 15, 2007 at the Prison Noire.

Mr. Elmokhtar AKHNIBILA et son fils, condamnés à dix mois de prison ferme

Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Mardi 1er avril 2008

Mr. Elmokhtar AKHNIBILA et son fils, condamnés à dix mois de prison ferme

Le citoyen sahraoui, Mr. Elmokhtar AKHNIBILA, père du détenu politique sahraoui Mr. Omar AKHNIBILA, incarcéré, lui et son deuxième fils Mohamed AKHNIBILA, à la Prison Noire d’El-Ayoune, a comparu hier lundi 31 mars 2008, devant la cour de premier degré qui les a condamné à dix mois de prison ferme.
Nous rappelons que des agents de police marocaine, en uniforme et en civile, sont entrés par force dans la maison de la famille AKHNIBILA, hier mercredi 26 mars 2008, vers 17 : 00 GMT. Les policiers ont arrêté Mr. Elmokhtar AKHNIBILA (65 ans), père du prisonnier politique sahraoui, Mr. Omar AKHNIBILA (20 ans), alors que d’autres membres de la famille ont été gravement blessé. Ainsi, Mme. Aicha Laaroussi ELWALI, femme de Mr. Elmokhtar AKHNIBILA, a perdu ses dents à cause des coups qu’elle a reçu sur sa bouche, alors que Mohamed, Najat, Nasra et Embarka AKHNIBILA sont tous sauvagement agressé et portent encore des traces sur différentes parties de leurs corps.
En outre, cinq autres prisonniers politiques sahraouis, incarcérés à la prison noire, ont comparu, aujourd’hui mardi 1er avril 2008, devant la cour d’appel d’El-Ayoune. Ainsi, la cour d’appel a reporté le procès de Mr. Nafai SAH et Mr. Abdallah ELBOUSSATI au 15 avril 2008. La même cour a réduit le jugement de Mr. Mouloud BARKOUH et Mr. Khellihenna DLEIMI, de un an à huit mois de prison ferme. Ces deux prisonniers politiques ont été libéré après avoir purgé leur peine. Et pour le détenu politique, Mr. Hamid BARKOUH, la cour d’appel a décidé de réduire sa peine d’un an et demi à un an de prison ferme.

Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Tuesday, April 1st 2008

Mr. Elmokhtar AKHNIBILA and his son, sentenced to ten months in prison

The Saharawi citizen, Mr. Elmokhtar AKHNIBILA, father of Mr. Saharawi political prisoner Omar AKHNIBILA, imprisoned with his second son Mohamed AKHNIBILA, at the Black Prison in El-Ayoune, appeared yesterday Monday, March 31, 2008, before the court of first instance which sentenced to ten months in prison.
We recall that Moroccan police officers, in uniform and plain cloth, have entered by force in AKHNIBILA’s family home yesterday Wednesday, March 26, 2008, around 17: 00 GMT. The police arrested Mr. Elmokhtar AKHNIBILA (65 years), father of the Sahrawi political prisoner, Mr. AKHNIBILA Omar (20 years), while other family members were seriously injured. Thus, Ms. Aicha Laaroussi ELWALI, wife of Mr. Elmokhtar AKHNIBILA, lost her teeth as a result of beatings she received on her mouth, while Mohamed, Najat, Nasra and Embarka AKHNIBILA were all savagely attacked and still bear traces on different parts of their body.
In addition, five other Sahrawi political prisoners, incarcerated in the black prison, were today Tuesday April 1st 2008, before the Court of Appeal of El-Ayoune. Thus, the Court of Appeal has postponed the trial of Mr. Nafai SAH and Mr. Abdallah ELBOUSSATI to April 15, 2008. The same court has reduced the trial of Mr. Mouloud BARKOUH and Mr. Khellihenna DLEIMI, from one year to eight months in prison. These two political prisoners were released after serving their sentences. And for the political prisoner, Mr. BARKOUH Hamid, the appellate court decided to reduce his sentence from one year and half to one year in prison
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Déclaration:Said ELBAILLAL


El-Aaiun –Sahara Occidental
Lundi 31 mars 2008

Déclaration

La Coordination des Associations et Comités Sahraouis au Sahara Occidental, après avoir étudié, lors de sa réunion aujourd’hui lundi 31 mars 2008, les nouvelles des prisonniers politiques sahraouis, déclare à l’opinion publique local et international ce qui suit :
1- Concernant le procès de Mr. Said ELBAILLAL :
La coordination, après avoir assisté au procès de Mr. ELBAILLAL,
- dénonce vivement le procès et les accusations contre Mr. ELBAILLAL et demande sa libération immédiate
- dénonce le comportement inhumain de l’administration du complexe pénitencier de Salé à l’égard de l’état de santé de Mr. ELBAILLAL en grève de la faim depuis le 20 février 2008, ce qui lui a causé de nombreuses maladie
- se réjouit de la déclaration de Mr. ELBAILLAL qu’il cesse la grève de la faim
2- Concernant la situation d’autres détenus politiques sahraouis,
La coordination,
- se félicite de la cessation de la grève de la faim dans les prisons de, El-aaiun, Tiznit, Taroudant et Salé, et exprime sa préoccupation profonde pour l’état de santé d’autres prisonniers politiques sahraouis qui mènent encore la grève de la faim, notamment à Inezgane, Ait Melloul et Kénitra
- estime que l’Etat du Maroc est responsable de toutes les répercussions de la grève de la faim sur les prisonniers grévistes et exige l’ouverture d’un dialogue avec les grévistes et une réponse immédiate à leurs revendications légitimes
3- Concernant les procès qui se dérouleront durant le moi d’avril, la Coordination, appelle toutes les organisations internationales et tous les observateurs internationaux de soutenir les prisonniers politiques qui seront jugés.
Enfin, la Coordination confirme son soutien inconditionnel aux prisonniers politiques sahraouis, exprime sa solidarité avec leurs familles et s’engage à agir dans le but de leur libération conjointement avec les efforts de différentes parties agissant pour la défenses des droits humains et aussi avec les efforts de la Campagne International pour la Libération de Brahim SABBAR et tous les Prisonniers Politiques Sahraouis dans les Prisons Marocaines.

Gréve de la faim

Comité de Suivi

El-aaiun - Sahara occidental
Lundi, le 31 mars 2008

Déclaration

Suite à l'évolution dans la situation des prisonniers politiques sahraouis dans les différentes prisons du Maroc, et après la cessation de la grève de la faim d'un groupe de prisonniers à des dates différentes, et en raison de difficultés de poursuivre l'état de nombreux prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines, le Comité de Suivi annonce à l’opinion publique locale et internationale ce qui suit:
1 - Le Comité de suivi a été constitué le 25 février suite à la déclaration de prisonniers politiques sahraouis leur décision d'entrer dans une grève de la faim, dans le but de suivre l'état de tous les détenus grévistes
2 - Le Comité de suivi a été en mesure de suivre la situation des détenus en grève de la faim dans la prison noire et dans le complexe pénitencier de Salé, tandis que de nombreuses importantes difficultés se sont dressées devant une poursuite régulière à l'état du reste des détenus dans les différentes prisons marocaines
Et, après que les prisonniers politiques sahraouis, dans la prison noire, et les prisons de Taroudant et Tiznit et Salé, et à la lumière des difficultés rencontrées par le comité de suivi dans le suivi des cas de détenus politiques sahraouis en grève de la faim à Inezgan, depuis le mois de février 27, 2008, et l'affaire des détenus Sahraouis à Ait Melloul, Depuis le 23 mars 2008, et Kenitra, depuis le 10 mars 2008, le comité de suivi a décidé d'arrêter ses travaux t recommande et la coordination des associations et comités au Sahara occidental, de suivre les cas des grévistes de la faim.
Le comité de suivi remercie les familles des détenus, et tous les citoyens et les organisations des droits humains qui ont coopéré avec eux pour la durée de leur travail et invite les composantes du comité de suivi et la coordination des associations et comités au Sahara occidental et tous les acteurs internationaux dans le domaine des droits de l’homme à continuer à soutenir les grévistes et de travailler pour leur libération.

Comité de suivi

Monitoring Committee

Al-aaiun - Western Sahara
Monday, March 31, 2008

Declaration

Following developments in case of Sahrawi political prisoners in various prisons of Morocco, and after the cessation of the hunger strike by of a group of prisoners on different dates, and because of difficulties in following the status of many Sahrawi political prisoners in Moroccan prisons, the Monitoring Committee announces up to the local and international public opinion the following:
1 – The Monitoring Committee has been formed on February 25 following the declaration of Sahrawi political prisoners their decision to enter into an open hunger strike, in the aim of following the state all detainees strikers
2 - The Monitoring Committee was able to follow up the status of the detainees on hunger strike in the Black and in the penitential complex of Salé, while many significant difficulties were to face in following regularly the state of the rest of the prisoners in different Moroccan prisons
And after that the Sahrawi political prisoners, in the black prison, and prisons of Taroudant and Tiznit and Salé, and in light of the difficulties facing the monitoring committee in following up the case of the Sahrawi political detainees on hunger strike in Inezgan, since February 27, 2008, and the case of the Sahrawi detainees in Ait Melloul, Since March 23, 2008, and Kenitra, since March 10, 2008, the Monitoring Committee decided to stop its work and command the Coordination of Associations and Committees in Western Sahara, to follow the case of the hunger strikers.
The monitoring committee thanks the families of the detainees, all citizens and human rights organizations that have cooperated with them for the duration of their work and invites components of the monitoring committee and Coordination of associations and committees in Western Sahara and all international human rights actors to continue to support the strikers and work for their release.

Monitoring Committee

Déclaration de La Coordination des Associations et Comités Sahraouis au Sahara Occidental


El-Aaiun –Sahara Occidental
Lundi 31 mars 2008

Déclaration

La Coordination des Associations et Comités Sahraouis au Sahara Occidental, après avoir étudié, lors de sa réunion aujourd’hui lundi 31 mars 2008, les nouvelles des prisonniers politiques sahraouis, déclare à l’opinion publique local et international ce qui suit :
1- Concernant le procès de Mr. Said ELBAILLAL :
La coordination, après avoir assisté au procès de Mr. ELBAILLAL,
- dénonce vivement le procès et les accusations contre Mr. ELBAILLAL et demande sa libération immédiate
- dénonce le comportement inhumain de l’administration du complexe pénitencier de Salé à l’égard de l’état de santé de Mr. ELBAILLAL en grève de la faim depuis le 20 février 2008, ce qui lui a causé de nombreuses maladie
- se réjouit de la déclaration de Mr. ELBAILLAL qu’il cesse la grève de la faim
2- Concernant la situation d’autres détenus politiques sahraouis,
La coordination,
- se félicite de la cessation de la grève de la faim dans les prisons de, El-aaiun, Tiznit, Taroudant et Salé, et exprime sa préoccupation profonde pour l’état de santé d’autres prisonniers politiques sahraouis qui mènent encore la grève de la faim, notamment à Inezgane, Ait Melloul et Kénitra
- estime que l’Etat du Maroc est responsable de toutes les répercussions de la grève de la faim sur les prisonniers grévistes et exige l’ouverture d’un dialogue avec les grévistes et une réponse immédiate à leurs revendications légitimes
3- Concernant les procès qui se dérouleront durant le moi d’avril, la Coordination, appelle toutes les organisations internationales et tous les observateurs internationaux de soutenir les prisonniers politiques qui seront jugés.
Enfin, la Coordination confirme son soutien inconditionnel aux prisonniers politiques sahraouis, exprime sa solidarité avec leurs familles et s’engage à agir dans le but de leur libération conjointement avec les efforts de différentes parties agissant pour la défenses des droits humains et aussi avec les efforts de la Campagne International pour la Libération de Brahim SABBAR et tous les Prisonniers Politiques Sahraouis dans les Prisons Marocaines.

El-Aaiun, Western Sahara
Monday, March 31, 2008

Declaration

The Coordination of Sahrawi Associations and Committees in Western Sahara, after studying at its meeting today, Monday, March 31, 2008, news of the Sahrawi political prisoners, declares to the locally and international public opinion as follows:
1 – In regards with the trial of Mr. Said ELBAILLAL:
The Coordination, after attending the trial of Mr. ELBAILLAL,
- Strongly condemns the trial and the charges against Mr. ELBAILLAL and calls for his immediate release
- Condemns the inhuman behaviour of the administration of the penitentiary complex of Sale with respect to the state of health of Mr. ELBAILLAL on hunger strike since Feb. 20, 2008, causing him numerous disease
- Welcomes the statement by Mr. ELBAILLAL in which he declares the cease of the hunger strike
2 - Regarding the situation of other Saharawi political detainees,
The Coordination,
- Welcomes the cessation of the hunger strike in the prisons of El-aaiun, Tiznit, Taroudant and Salé, and expresses its deep concern for the health status of other Sahrawi political prisoners still leading Hunger strike, including Inezgane, Ait Melloul and Kenitra
- Believes that the State of Morocco is responsible for all the effects of the hunger strike on prisoners strikers and demands the opening of a serious dialogue with the strikers and an immediate response to their legitimate claims
3 - Regarding the trials that will take place during the month of April, the Coordination calls on all international organizations and observers to support political prisoners who will be jugged.
Finally, the Coordination confirms its unconditional support for the Saharawi political prisoners, expresses solidarity with their families and committed to act with the aim of their release in conjunction with the efforts of various parties who are acting in defence of human rights and also with the efforts of the International Campaign for the Liberation of Brahim SABBAR and all Sahrawi Political Prisoners in Moroccan prisons.

AMNESTY INTERNATIONAL: Un étudiant sahraoui pourrait être un prisonnier d’opinion


AMNESTY INTERNATIONAL
Maroc et Sahara occidental. Un étudiant sahraoui pourrait être un prisonnier d’opinion
Déclaration publique
ÉFAIIndex AI : (MDE 29/006/2008)31 mars 2008


Maroc et Sahara occidental. Un étudiant sahraoui pourrait être un prisonnier d’opinion
Amnesty International est préoccupée par la décision prise il y a quelques jours par une cour d’appel marocaine de confirmer la condamnation à une peine d’emprisonnement, inférieure cependant, de Said Bellal, étudiant sahraoui âgé de trente ans. L’organisation craint qu’il soit incarcéré uniquement en raison des activités qu’il a menées pour promouvoir le droit à l’autodétermination de la population du Sahara occidental.
Le 27 mars 2008, la Cour d’appel de Rabat, capitale du Maroc, a commué la peine d’emprisonnement initiale de huit mois à laquelle avait été condamné l’étudiant en une peine de quatre mois d’emprisonnement. Les charges retenues contre lui concernaient sa participation à un sit-in d’étudiants sahraouis en mai 2007. Said Bellal est détenu depuis son arrestation le 26 décembre 2007 et il a mené une grève de la faim du 20 février au 30 mars 2008 pour protester, entre autres choses, contre ses conditions de détention. Said Bellal est membre du Comité sahraoui pour l’autodétermination du Sahara occidental et de l’Association sahraouie des victimes des graves violations des droits humains commises par l’État marocain, organisation non gouvernementale qui surveille la situation des droits humains sur le territoire du Sahara occidental. Le 17 janvier 2008, il a été reconnu coupable par le Tribunal de première instance de Rabat d’acte de rébellion commis par plus de deux personnes contre des représentants de l’autorité publique, et de dommage matériel sur équipement public, aux termes des articles 300, 302 et 595 du Code pénal marocain. Il a été acquitté du chef d’actes de violence contre un agent de l’autorité publique.
Les charges concernaient un sit-in organisé le 17 mai 2007 devant l’entrée d’une résidence d’étudiants de l’Université de Rabat par des étudiants sahraouis en solidarité avec d’autres étudiants sahraouis arrêtés à l’issue de manifestations dans différentes universités du pays, et pour demander l’autodétermination pour la population du Sahara occidental, annexé par le Maroc en 1975. Le sit-in avait débuté dans la journée et s’était poursuivi toute la nuit ; les étudiants avaient dormi dehors sur les lieux même de la manifestation.
La police a affirmé que les étudiants avaient refusé de se disperser quand ils en avaient reçu l’ordre et qu’ils étaient armés de pierres et de cocktails Molotov. Les étudiants soutiennent de leur côté que ce sit-in était pacifiste et que des agents des forces de sécurité en civil les ont réveillés à 4 h du matin le 18 mai, qu’ils les ont frappés à coups de matraque et les ont dispersés violemment. Neuf étudiants ont été arrêtés, jugés et condamnés en juin 2007 à des peines allant jusqu’à huit mois d’emprisonnement pour les mêmes chefs d’inculpation que ceux retenus contre Said Bellal. Ils ont tous été libérés après avoir purgé leur peine.
Au cours du procès initial de Said Bellal, le tribunal de première instance a refusé d’accorder à la défense le droit d’appeler des témoins à la barre, en particulier deux étudiants parmi les neuf cités ci-dessus, dont les interrogatoires en garde à vue ont été utilisés à charge contre Said Bellal. Ces deux étudiants ont indiqué qu’ils avaient reçu des coups de poing et de pied et qu’on les avait menacés de viol pendant l’interrogatoire, au cours duquel on les avait questionnés notamment sur le rôle qu’avait joué Said Bellal dans le sit-in ; ils ont ajouté qu’ils avaient été contraints par la force de signer leurs déclarations. Le 27 mars 2008, la Cour d’appel a accepté d’entendre le témoignage de ces deux étudiants. À la connaissance d’Amnesty International, et contrairement aux obligations du Maroc aux termes du droit international, aucune enquête n’a jamais été menée sur les allégations de tortures et autres mauvais traitements des étudiants.
Parmi les autres éléments retenus contre Said Bellal figuraient la déclaration d’un passant affirmant avoir été attaqué dans la nuit du 17 au 18 mai près de l’endroit où avait lieu le sit-in, ainsi que la déclaration du directeur de la résidence de l’Université de Rabat selon laquelle des pierres et des cocktails Molotov avaient été retrouvés sur le campus et que des sonneries avaient été endommagées. Alors que ces deux témoins avaient été convoqués au procès des étudiants en mai 2007, seules leurs déclarations écrites ont été présentées au procès de Said Bellal, qui n’a donc pas pu bénéficier d’un contre-interrogatoire de ces témoins. Lors du procès précédent des neuf étudiants, le passant n’avait pas pu identifier ses attaquants et le directeur de la résidence universitaire n’avait pas réussi à identifier les propriétaires des armes dont il avait évoqué la présence sur le campus. Les neuf étudiants et Said Bellal ont nié avoir été en possession d’armes et ont insisté sur le fait que leur sit-in était entièrement pacifique.
Depuis 2005, plus d’une dizaine de membres de groupes sahraouis de défense des droits humains ont été inculpés d’actes violents après avoir été arrêtés lors de manifestations en faveur de l’autodétermination du Sahara occidental. Amnesty International est préoccupée par le fait que ces personnes semblent avoir été prises pour cibles uniquement en raison de leurs activités en faveur des droits humains, et pour avoir exercé de manière pourtant pacifique leur droit à la liberté d’expression. Les autorités marocaines ont déclaré que ces personnes avaient été incarcérées en raison de leur participation à des actes criminels et non de leurs opinions. Amnesty International est préoccupée par le fait que leurs procès ont souvent été en non-conformité avec les normes internationales d’équité des procès. Par exemple, des éléments à charge ont été entachés de plaintes pour tortures ou autres mauvais traitements qui n’ont fait l’objet d’aucun examen et, souvent, les accusés n’ont pas été autorisés à convoquer des témoins pour leur défense ni à procéder au contre-interrogatoire de témoins à charge ; ce fut le cas notamment lors du procès de Said Bellal.

APPEL AU PRISONNIER D’OPINION SARHAOUI SAID EL BAILLAL

Nous avons assisté ce jour au procès en appel de Said El Baillal qui avait été condamné en première instance à 8 mois de prison ferme pour avoir participé aux manifestations pacifistes des étudiants sahraouis à Rabat en mai 2007.
La Cour d’appel de Rabat a infirmé le jugement de première instance en réduisant sa peine à 4 mois de prison.
Said El Baillal a été arrêté le 26 décembre 2007 alors qu’il se rendait spontanément au commissariat de Smara pour un renouvellement de sa pièce d’identité et a été immédiatement transféré à la prison de Salé où il est incarcéré avec les détenus de droit commun.
Pour dénoncer ses conditions indignes de détention et l’absence de respect de ses droits de prisonnier d’opinion, Said El Baillal a commencé une grève de la faim le 20 février 2008.
Lors de l’audience à la Cour d’appel, nous avons pu constater l’état critique de sa santé.
Aussi, nous, en tant que défenseurs des droits de l’Homme et organisations, sommes préoccupés pour son état de santé et lui demandons de cesser immédiatement la grève de la faim qui a déjà duré 37 jours et qui pourrait avoir des conséquences irrémédiables sur sa santé si elle était prolongée.
Nous espérons sincèrement que Said El Baillal entendra et comprendra notre inquiétude.
Défense de Mr Said El Bailla :
L’avocat Aqdim Mohammed.
L’avocat Sadqo Mohamed.
L’avocat Mohamed lehbib Ergaibi.
L’avocat Mohamed Abou khaled.
L’avocat Nour Eddine dalil.

Observateurs internationaux :
* Avocats membres de l’association « Juristas por la Paz y los Derechos Humanos JUPADEHU» (Canaris -Espagne ) :
Ines Miranda Navarro
Araceli Fernandez de Cordoba Cantizano
* Avocats membres de l’Observatorio de Derechos Humanos del Colegio Abogados de Badajoz (Espagne) :
José Manuel de la Fuente Serrano
Alfredo Pereira Aragüete
Matilde Parejo Bueno
Candelaria Carrera Asturiano
Andrès Marin Garcia
* Avocate membre de l’Association Droit Solidarité (France) :
Aline CHANU

ONG et comités sahraouis :
* Association Sahraouie des Victimes de Violation Graves des Droits de l’Homme commises par l’Etat Marocain (ASVDH) représentée par Brahim DAHANE et Djimi El Ghalia
* Comité pour le respect des droits de l’Homme et libertés publiques au Sahara Occidental (CORELSO) représentée par Naama ASFARI
* Comité sahraoui de soutien à l’autodétermination au Sahara Occidental (CODAPSO) représentée par Sidi Mohamed DADACH
* Comité de soutien du plan de paix et de protection des richesses naturelles au Sahara Occidental (CSPRON) représentée par Sid Ahmed LEMJAID
* Comité sahraoui de défense des droits de l’Homme de Smara (CSDDHSSO) représentée par Nassiri HAMADI et Salek EL BATAL
27 /03/2008
Salé / Maroc

Rapport sur le déroulement du procès du détenu politique sahraoui :




Mr. Said ELBAILLAL, défenseur sahraoui des droits humains et membre du CODAPSO, a comparu, aujourd’hui jeudi 27 mars 2008, devant la Cour d’appel à Salé, vers 13 :00 GMT. Mr. ELBAILLAL, qui est entré dans la salle d’audience en scandant des slogans revendiquant le droit à l’autodétermination pour le peuple du Sahara occidental, ainsi que des slogans pro-Polisario, était soutenu par un groupe de juristes:
Mr. Mohamed AQDIM et Mr. Mohamed SADQOU représentant l’AMDH
Mr. Noureddine DALIL du barreau de Casablanca
Mr. Mohamed Lehbib ERGUIBI et Mr. Mohamed BOUKHALED du barreau d’Agadir.
Le procès de Mr. ELBAILLAL a été assisté, également par des observateurs internationaux :
Alfredo DEREIRA, Matilde PAPETO, Candelaria Carrera ASTURIANO, Andres Marin GARCIA et Jose Manuel De La FUENTE, du barreau de Badajos,
Iness MIRANDA et Araceli FERNANDEZ du barreau de Las Palmas
Aline CHANU de l’Association International des Juristes Démocrates (France)
De même, des défenseurs sahraouis des droits humains ont également assisté à ce procès:
M. Sidi Mohamed DADACH Président du CODAPSO
Mr. Brahim DAHANE Président de l’ASVDH
Mme. Elghalia DJIMI Vice présidente de l’ASVDH
Mr. Sid Ahmed LEJEYD président du CSPRON
Mr. Hamadi NASSIRI et Mme. Nguya BOUKHARS du CSDDHS
A l’ouverture de l’audience, l’intervention des avocats a porté sur un ensemble d’objections formelles pour prouver l’invalidité du procès verbal et exiger l’annulation de la sentence de la cour de premier degré puisqu’il y a l’absence de flagrant délit. Après, dans son intervention, MR. Saïd ELBAILLAL, bien qu’il n’est pas en mesure de parler, a plaidé pour le peuple sahraoui a estimé qu’il a arrêté sur la base de son opinion politique pour laquelle il lutte politique. Après délibération la sentence de quatre mois de prison ferme a été prononcé contre Mr. Said ELBAILLAL.



Salé - Maroc
27 Mars 2008-03-27
Etudiants Sahraouis à Rabat

Quatre mois de prison ferme pour Mr. Said ELBAILLAL


El-Ayoune – Sahara occidental
Jeudi 27 mars 2008


Quatre mois de prison ferme pour Mr. Said ELBAILLAL
La cour d’appel de Rabat à condamné, aujourd’hui jeudi 27 mars 2008, l’activiste sahraoui et membre de l’ASVDH et CODAPSO, Mr. Said ELBAILLAL, à quatre mois de prison ferme. Mr. ELBAILLAL, qui est soutenu par un grand nombre d’avocats et observateurs internationaux, a comparu devant la cour d’appel dans un état très critique suite à la grève de la faim qu’il mène depuis le 20 février 2008. Nous rappelons que Mr. ELBAILLAL avait été condamné à huit mois de prison ferme et une amende de 500 dirhams, le 17 janvier 2008, par la cour de premier degré de Rabat, pour des charges d’incitation, d’attroupement armé et de porter atteinte aux agents de la fonction publique durant l’exercice de leur fonction. Nous rappelons également que ELBAILLAL, lors de ce procès, a été soutenus par deux avocats sahraouis (Mr. Mohamed Lehbib ERGUIBI et Mr. Mohamed BOUKHALED), trois avocats représentant l’AMDH (Mr. AQDIM, Mr. SADKOU et un troisième), en plus de sept observateurs espagnols (Alfredo DEREIRA, Matilde PAPETO, Candelaria Carrera ASTURIANO, Andres Marin GARCIA et Jose Manuel De La FUENTE, du barreaux de Badajos, et Iness MIRANDA et Araceli FERNANDEZ du barreaux de Las Palmas).
Et en ce qui concerne les détenus politiques sahraouis, l’ASVDH a été informé du transfert de M. Brahim SABBAR (50 ans) à l’hôpital, aujourd’hui, le jeudi 27 mars 2008, où il a subit un certain nombre de nouveaux tests sur son digestif. L’ASVDH réitère, à cet égard, que M. Brahim SABBAR souffre des douleurs et courbatures, il porte beaucoup d’entre eux depuis la disparition forcée entre 1981 et 1991, et qui se sont doublées après la récente grève de la faim.
Par ailleurs, des agents de police marocaine, en uniforme et en civile, sont entrés par force dans la maison de la famille AKHNIBILA, hier mercredi 26 mars 2008, vers 17 : 00 GMT. Les policiers ont arrêté Mr. Elmokhtar AKHNIBILA (65 ans), père du prisonnier politique sahraoui, Mr. Omar AKHNIBILA (20 ans), alors que d’autres membres de la famille ont été gravement blessé. Ainsi, Mme. Aicha Laaroussi ELWALI, femme de Mr. Elmokhtar AKHNIBILA, a perdu ses dents à cause des coups qu’elle a reçu sur sa bouche, alors que Mohamed, Najat, Nasra et Embarka AKHNIBILA sont tous sauvagement agressé et portent encore des traces sur différentes parties de leurs corps

Déclaration ASVDH



El-Ayoune, le : 26 mars 2008

Déclaration

Suite de la grève de la faim qu’il a mené en compagnie des prisonniers politiques sahraouis, à partir du 25 février 2008, l’état de santé de Mr. Brahim SABBAR, secrétaire général de l’ASVDH et l’un des rescapés de l'enfer de Kalaat Megouna où il a passé 10 ans de disparition forcée, s’est détérioré. Son état de santé, qui s’est dégradé à cause de l'intransigeance de la direction de la prison et à cause des conditions mauvaises et inhumaines de sa détention, a nécessité de l'emmener à l'hôpital le 14 mars 2008, où il a subi quelques tests et les résultats préliminaires signifient Mr. Brahim SABBAR souffre d'un grave manque de la fonction hépatique et de la pression artérielle instable en plus de graves problèmes dans l'appareil digestif.
Et nous rappelons que Mr. SABBAR, activiste des droits humains et ancien victime de la disparition forcée entre 1981 et 1991, a été arrêté le 17 juin 2006 à l’entrée de la ville d’El-Ayoune, accompagné des frères Ahmed Mahmoud HADDI et Ahmed SBAI, après avoir supervisé la création du Comité Local de la section l’ASVDH à Boujdour, et condamné à deux ans de prison puis condamné aussi à un an et demi en prison.
Le Bureau exécutif de l’ASVDH, tout en exprimant sa grande inquiétude vis-à-vis de la détérioration de l’état de santé de tous les détenus politiques sahraouis, en particulier ses deux membres Brahim SABBAR et Said ELBAILLAL, renouvelle sa condamnation des accusations fabriquées de toutes pièces et des jugements injustes contre SABBAR et d'autres détenus politiques sahraouis, déclare à l'opinion publique locale et internationale:
1 - en ce qui concerne la situation de santé de Mr. Brahim SABBAR:
- L’Etat Marocain est responsable de la détérioration de la santé frère Brahim SABBAR et de tout ce qui pourrait en résulter
- Nous demandons que Mr. Brahim SABBAR soit référé à une clinique spécialisée pour le suivi et son état de santé et lui fournir tous les soins de la santé nécessaires.
- Nous demandons à toutes les organisations et organismes intéressés par les droits de l'homme et en particulier le Bureau du Haut Commissaire aux droits de l'homme et des associations de solidarité de tout faire pour contribuer à sauver la vie de Brahim SABBAR le plus tôt possible
2 - pour tous les détenus politiques sahraouis:
- Nous appelons l'administration pénitentiaire et le Ministère marocain de la Justice d'ouvrir un dialogue sérieux avec Saïd ELBAILLAL et tous les grévistes de la faim et de satisfaire leurs exigences légitimes et d'améliorer leurs conditions de détention
- Nous réitérons notre soutien absolue et inconditionnel à tous les prisonniers politiques sahraouis dans diverses prisons marocaines, et nous demandons au gouvernement du Maroc leur libération immédiate, y compris les membres du Bureau exécutif de l’ASVDH, les frères Brahim SABBAR, Saïd ELBAILLAL et Mohamed TAHLIL
- Nous renouvelons notre satisfaction du lancement de la campagne internationale pour la libération de Brahim SABBAR et tous les détenus politiques sahraouis, ainsi que la création de la coordination des associations et comités au Sahara occidental pour le soutien de cette campagne
- Nous renouvelons notre solidarité avec tous les détenus d'opinion Marocains, parmi eux les détenus de l’AMDH et réclamons leur libération immédiate.
Enfin, nous lançons un appel à toutes les organisations des droits de l’homme et à toutes les consciences à travailler pour la libération de tous les détenus politiques sahraouis et à soutenir les efforts de la campagne internationale lancée à cet effet.

Pour le Bureau exécutif

Signature:
Président: Brahim DAHANE


El-Ayoune on: March 26, 2008

Statement

Following the hunger strike he undertook in the company of Sahrawi political prisoners, since of February 25, 2008, the state of health of Mr. Brahim SABBAR, secretary general of the ASVDH and one of the survivors from the inferno of Kalat Megouna where he spent 10 years of enforced disappearance, has been deteriorated. His health, which has deteriorated due to the stubbornness of the prison administration and because of the bad and inhumane conditions of his detention, he was taken to the hospital on March 14, 2008, where he underwent some tests and the preliminary results indicate that Mr. Brahim SABBAR suffers from a serious lack of liver function and blood pressure instability and more serious problems in the digestive system.
And we recall that Mr. SABBAR, human rights activist and former victim of forced disappearance between 1981 and 1991, was arrested on June 17, 2006 at the entrance to the city of El-Ayoune, along with brothers Ahmed Mahmoud HADDI and Ahmed SBAI, after he supervised the creation of the Local Committee of the ASVDH section in Boujdour, and sentenced to two years in prison then sentenced again to one year and a half in prison.
The executive office of ASVDH, while expressing its deep concern regarding the deteriorating state of health of all Sahrawi political detainees, particularly its two members Brahim SABBAR and Said ELBAILLAL, and reiterates its condemnation of fabricated charges and unjust judgements against SABBAR and other Saharawi political prisoners, declares to the local and international public opinion:
1 - Regarding the health situation of Mr. Brahim SABBAR:
- The Moroccan state is responsible for the deteriorating health of our brother Brahim SABBAR and everything that could result from it
- We ask that Mr. Brahim SABBAR be referred to a specialist clinic for monitoring the state of his health and to provide him all necessary health care.
- We call on all international organizations and bodies concerned with human rights and in particular the Office of the High Commissioner for Human Rights and solidarity associations to do everything possible to help save the life of Brahim SABBAR as early as possible
2 - for all Sahrawi political detainees:
- We urge the prison authorities and the Moroccan Ministry of Justice to open a serious dialogue with Said ELBAILLAL and all the hunger strikers and to satisfy their legitimate demands and improve their conditions of detention
- We reiterate our absolute and unconditional support to all Sahrawi political prisoners in various Moroccan jails, and we call upon the Government of Morocco for their immediate release, including members of the Executive Bureau of the ASVDH, brothers Brahim SABBAR, Said ELBAILLAL and Mohamed TAHLIL
- We reiterate our appreciation of the launching of the International Campaign for the Liberation of Brahim SABBAR and all Sahrawi political detainees, as well as the establishment of the coordination of associations and committees in Western Sahara for the support of this campaign
- We reiterate our solidarity with all Moroccan prisoners of conscience, among them prisoners of AMDH and demand their immediate release.
Finally, we call on all organizations of human rights and all consciences to work for the release of all Sahrawi political detainees and to support the efforts of the international campaign created to this effect.

The Executive Office
Signature:
President: Brahim DAHANE

Répression et arrestation à El-Ayoune

Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
Mercredi 25 mars 2008

Répression et arrestation à El-Ayoune

Une manifestation appelant au respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination a été organisée, hier mardi 25 mars 2008 entre 21 :00 et 22 :30 GMT, par un groupe de jeunes sahraouis, dans le quartier Maatallah. Cette manifestation a été violement réprimé ce qui a résulté en un nombre de victimes et l’arrestation du jeune sahraoui, Mr. Rachid Ben Lahcen Ben Hammad SALKI. D’après la famille de ce dernier, un groupe ‘agent de police, commandé par l’officier de la police judiciaire Mr. Aziz ANNOUCHE, est entré dans la maison par force et sans autorisation pour arrêter leur fils Rachid. Selon d’autres familles résidentes dans le quartier Maatallah, les agents de police ont mené, aujourd’hui mercredi 26 mars 2008, une campagne de recherche contre les trois jeunes sahraouis, Mr. Baba ANDOUR, Mr. Mahmoud ELBALLAL et Mr. Mansour DARIF. En outre, un grand nombre de jeunes sahraouis, garçons et filles, ont été averti de venir à laWaliya de la sûreté d’El-Ayoune, aujourd’hui, sans aucune autre précision. Les familles de ces jeunes ont exprimé leurs craintes que leurs enfants subissent des traitements frustrants.
Newsletter
El-Ayoune - Western Sahara
Wednesday, March 25, 2008

Repression and arrest at El-Ayoune

A demonstration calling for respect for the right of the Saharawi people to self-determination was held yesterday Tuesday, March 25, 2008 between 21: 00 and 22: 30 GMT, by a group of young Sahrawi at Maatallah district. This event was violently oppressed which resulted in a number of casualties and the arrest of a young Sahrawi, Mr. Rachid Ben Lahcen Ben Hammad SALKI. According to the family of the latter, a group of police officers, ordered by the judicial police officer Mr. Aziz ANNOUCHE entered their house by force and without an authorization to arrest their son Rashid. According to other families resident in the Maatallah district, police officers have conducted today Wednesday, March 26, 2008, a research campaign against three young Sahrawi, Mr. Baba ANDOUR, Mr. Mahmoud ELBALLAL and Mr. Mansour DARIF. In addition, a large number of young Sahrawi, boys and girls, have been advised to come to the Waliya of police in El-Ayoune, today, without any further specification. The families of these young people have expressed their fears that their children may undergo frustrating treatments.

COMUNICADO DE PRENSA DEL COMITÉ DE COORDINACIÓN DE CAMPAÑA “PRO LIBERACION DE PRESOS POLITICOS SAHARAUIS”


Marzo 2008
La situación en la que se encuentran la población civil saharaui residente en los Territorios Ocupados del Sáhara Occidental invadido por Marruecos, continúa siendo alarmante, debido a la permanente represión y violencia empleada contra la misma por las fuerzas de ocupación marroquíes.
En la actualidad se han incrementado las dotaciones policiales marroquíes en las ciudades del Sáhara Occidental ocupado, se recrudece el empleo de la violencia contra los jóvenes que de forma pacífica solicitan el cumplimiento de la legalidad internacional y la celebración del Referéndum de Autodeterminación.
Los presos políticos saharauis en cárceles marroquíes continúan con la resistencia pacífica ante las fuerzas invasoras, ejercitando el derecho universal a la huelga de hambre en reivindicación del reconocimiento de su condición de presos políticos y exigiendo el cumplimiento de los derechos que le asisten. En la actualidad, son más de 60 los presos saharauis que se han unido a la huelga de hambre, apreciándose en los mismos graves deterioros en su estado de salud, experimentado síntomas que dejarán en ellos secuelas irrecuperables. Así, es de destacar el grave estado de salud en el que se encuentra BRAHIM SABBAR que sufre alarmantes problemas de tensión (más de 20º), graves afecciones de hígado, reiteradas pérdidas de conciencia y desvanecimientos. Igualmente, los demás presos políticos presentan graves síntomas de deterioro de su salud, como son la falta de movilidad de las extremidades, la progresiva paralización de órganos vitales, enfermedades digestivas, hemorroides …. Y, ninguno de los presos políticos saharauis que ejercitan esta forma pacífica de protesta y reivindicación ha sido sometido a un seguimiento médico de su estado de salud, incumpliendo así Marruecos una vez más la legalidad internacional. Del mismo modo, persisten las detenciones y torturas de jóvenes saharauis que proclaman en las calles del Sáhara Ocupado la Autodeterminación de su pueblo, y el Derecho a la Paz. Las detenciones han derivado en una incesante cadena de juicios, que se celebran por un Tribunal de Ocupación contra una población civil sobre la que no tiene potestad ni jurisdicción alguna, estando pendientes en estos momentos varios juicios, como son:
a) El día 24/03/2008 se suspendió el juicio contra los presos políticos saharauis, SAID MOHAMEND LAMIN HAINANI y MOHAMED MOJTAR ALOUAT, señalándose nuevamente para el día 07/04/2008, en la ciudad de El Aaiún;
b) El día 25/03/2008 Juicio contra los presos políticos ABDALAHE BOUSATI y
NAFII SAH (El Aaiún);
c) El día 27/03/2008, se celebra en la ciudad marroquí de Rabat el juicio de apelación contra el estudiante saharaui activista de derechos humano SAID BEILAL, que fue condenado en primera instancia a 8 meses de prisión;
d) El día 01/04/2008 juicio contra los presos políticos saharauis BOURKOUH AHMED,
BOURKOUH MOULUD y JALIHENA DLIMI, en la ciudad ocupada de El Aaiún; e)
y el día 02/04/2008, está señalado juicio en el Tribunal Penal marroquí en El Aaiún
2 contra el “grupo de los cinco” DAH HASSANA, BACHIRI MOHAMED, LUMANDI
ABDESLAM, JNEIBILA OMAR y JADDA BACHIR
El día 04 de marzo de 2008 el Tribunal Penal de Apelación marroquí en El Aaiún
ocupado procedió, a reducir la condena a dos años y a liberar de inmediato a ROUCHDI
HASSAN Y ABDERRAHIM MESTIOUI (BAHJA), policías marroquíes integrantes de los Grupos Urbanos de Seguridad (G.U.S) que fueron considerados culpables y condenados en primera instancia a diez años de prisión por el asesinato del saharaui defensor de Derechos Humanos HAMDI LEMBARKI.
La lucha pacífica de los defensores de derechos humanos saharauis no lo es sólo contra la violencia directa que recibe cada uno de ellos sobre sus personas por parte de las fuerzas de ocupación, sino contra la injusta e ilegal situación que vive el Pueblo Saharaui por la invasión de su territorio, y en exigencia del respeto a la Paz para a su pueblo y su país.
LLAMADA A LA ACCIÓN
Llamamos a la comunidad internacional, a personas individuales, a gobiernos, a organizaciones, para expresar su denuncia e indignación hacia la ocupación del Sáhara
Occidental.
Llamamos a participar en las diversas acciones que proponemos en solidaridad con la
huelga de hambre de los presos políticos saharauis, y a exigir su inmediata liberación.
Propuesta de acciones a realizar
1. Campaña Internacional de Cartas de Apoyo, firmando y remitiendo las cartas al
gobierno de Marruecos.
2. Huelga de Hambre Solidaria de 24 horas, con los presos saharauis.
3. Manifestaciones y Protestas pacíficas ante las embajadas y consulados de
Marruecos.
4. Comunicados exigiendo la liberación de los presos políticos saharauis por parte
de Asociaciones, Instituciones, grupos parlamentarios, ...
5. Remisión de fax a Instituciones marroquíes.
COMITÉ DE COORDINACIÓN DE CAMPAÑA
“PRO LIBERACION DE PRESOS POLITICOS SAHARAUIS”
Marzo 2008

Report du procès de deux prisonniers politiques



Lettre d’information ASVDH

El-Ayoune – Sahara occidental
lundi 24 mars 2008

Report du procès de deux prisonniers politiques

Deux détenus politiques sahraouis, Mr. Abdallah ELBOUSSATI et Mr. Nafai SAH, ont comparu, aujourd’hui mardi 25 mars 2008, devant la cour d’appel d’El-Ayoune. Cette dernière a décidé de reporté le procès de ces deux prisonniers politiques sahraouis au mardi 1 avril 2008. Selon les familles de ces deux prisonniers, ces derniers n’ont pas apparu devant le juge malgré qu’ils soient présents dans une autre salle du tribunal. Nous rappelons que ces deux détenus avaient été condamnés à un an de prison le 6 février 2008.
Nous rappelons aussi que d’autres procès auront lieu ce moi et le moi prochain. Ainsi, Mr. Said ELBAILLAL comparaîtra, le 27 mars 2008, devant la cour d’appel deRabat. Mr. ELBAILLAL avait été condamné à huit mois de prison. Trois autres détenus politiques sahraouis, comparaîtront le 1 avril 2008, devant la cour d’appel d’El-Ayoune. Il s’agit de Mr. Mouloud BRAKOUH, Mr. Hamid BARKOUH et Mr. Khellihenna DLEIMI, qui avaient été condamné à un an de prison. Enfin, Mr. Omar KHNIBILA, Mr. Bachir KHADDA, Mr. Mohamed BACHIRI, Mr. Abdessalam LOUMADI et Mr. Hassan DAH, comparaîtront devant la cour de premier degré le 2 avril 2008.
Par ailleurs, les détenus politiques sahraouis, dans la Prison Noire d’El-Ayoune, ont publié un communiqué de presse, hier lundi 24 mars 2008, dans lequel ils ont déclaré qu’ils ont mis fin à leur grève de la faim illimité, qu’ils avaient commencé depuis le 25 février 2008. Selon le communiqué, cette décision a été prise suite aux appels lancés par des ONGs, les familles des prisonniers et les avocats sahraouis. Il est aussi important de souligner à cet égard que l’état de santé des ces prisonniers est très préoccupant. Plusieurs d’entre eux, notamment Mr. Brahim SABBAR (50 ans), ont été hospitalisés après la dégradation de leur état de santé.
Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Monday, March 24, 2008

Report of the trial of two political prisoners

Two Sahrawi political detainees, Mr. Abdallah ELBOUSSATI and Mr. Nafai SAH, appeared today Tuesday, March 25, 2008, before the Court of Appeal of El-Ayoune. The latter decided to postpone the trial of both the Saharawi political prisoners to Tuesday, April 1, 2008. According to the families of these two prisoners, they have not appeared before the court although they are present in another room of the court. We recall that these two prisoners had been sentenced to one year in prison on February 6, 2008.
We recall also that other trials will take place this month and next month. Thus, Mr. Said ELBAILLAL will appear, on March 27, 2008, before the court of appeal of Rabat. Mr. ELBAILLAL was sentenced to eight months in prison. Three other Saharawi political prisoners will appear on April 1, 2008, before the Court of Appeal of El-Ayoune. It is about Mr. Mouloud BRAKOUH, Mr. Hamid BARKOUH and Mr. Khellihenna DLEIMI, who had been sentenced to one year in prison. Finally, Mr. Omar KHNIBILA, Mr. Bachir KHADDA, Mr. Mohamed BACHIRI, Mr. Abdessalam LOUMADI and Mr. Hassan DAH will appear before the court of first instance on April 2, 2008.
In addition, the Saharawi political prisoners in the Black Prison in El-Ayoune issued a press release yesterday Monday, March 24, 2008, in which they declare that they have ended their unlimited hunger strike they had started since Feb. 25, 2008. According to the press release, this decision was made following appeals by NGOs, the families of the prisoners and Saharawi lawyers. It is also important to emphasize that the health status of these prisoners is very troubling. Several of them, including Mr. Brahim SABBAR (50 years), were hospitalized after the deterioration of their health.

Nouveau procès à El-Ayoune

Association Sahraouie
Des Victimes des Violations des Droits Humains
Commises par l’Etat Marocain
- A S V D H –

Lettre d’information

El-Ayoune – Sahara occidental
lundi 24 mars 2008

Nouveau procès à El-Ayoune

Deux détenus politiques sahraouis, Mr. Said Mohamed Lamine LAHNANI (né en 1983) et Mr. Mohamed Elmokhtar ALOUATE (né en 1986), ont comparu, aujourd’hui lundi 24 mars 2008, devant la cour d’appel d’El-Ayoune, qui a reporté le procès au 7 avril 2008. Nous rappelons que ces deux détenus avaient été arrêté à Smara le 1 mars 2008, et traduit devant la cour de première instance, le 10 mars 2008, et avaient été condamné à six mois de prison ferme. Ces deux détenus politiques sahraouis ont été chargé d’agression et blessures, et d’insulte contre un fonctionnaire en service.
Nous rappelons aussi que d’autres procès auront lieu ce moi et le moi prochain. Ainsi, Demain, mardi 25 mars 2008, Mr. Abdallah ELBOUSSATI et Mr. Nafai SAH, comparaîtrons devant la cour d’appel d’El-Ayoune. Ces deux détenus avaient été condamné à un an de prison le 6 février 2008. En outre, Mr. Said ELBAILLAL comparaîtra, le 27 mars 2008, devant la cour d’appel deRabat. Mr. ELBAILLAL avait été condamné à huit mois de prison. Trois autres détenus politiques sahraouis, comparaîtront le 1 avril 2008, devant la cour d’appel d’El-Ayoune. Il s’agit de Mr. Mouloud BRAKOUH, Mr. Hamid BARKOUH et Mr. Khellihenna DLEIMI, qui avaient été condamné à un an de prison. Enfin, Mr. Omar KHNIBILA, Mr. Bachir KHADDA, Mr. Mohamed BACHIRI, Mr. Abdessalam LOUMADI et Mr. Hassan DAH, comparaîtront devant la cour de premier degré le 2 avril 2008.

Sahrawi Association
of Victims of Grave Human Rights Violations
Committed by the Moroccan State
- A S H W -
Newsletter

El-Ayoune - Western Sahara
Monday, March 24, 2008

New trial in El-Ayoune

Two Sahrawi political detainees, Mr. Said Mohamed Lamine LAHNANI (born in 1983) and Mr. Mohamed Elmokhtar ALOUATE (born in 1986), appeared today Monday, March 24, 2008, before the Court of Appeal of El-Ayoune, which postponed the trial to April 7, 2008. We recall that these two prisoners had been arrested in Smara on March 1, 2008, and brought before the court of first instance, on March 10, 2008, and had been sentenced to six months in prison. Both Sahrawi political detainees have been charged with assault and injuries, and insult against a public officer on duty.
We recall also that other trials will take place this month and next month. Thus, Tomorrow Tuesday March 25, 2008, Mr. and Mr. Abdallah ELBOUSSATI Nafai SAH, will appear before the Court of Appeal of El-Ayoune. These two prisoners had been sentenced to one year in prison on February 6, 2008. In addition, Mr. Said ELBAILLAL will appear, on March 27, 2008, before the court of Appeal in Rabat. Mr. ELBAILLAL was sentenced to eight months in prison. Three other Saharawi political prisoners will appear on April 1, 2008, before the Court of Appeal of El-Ayoune. It is about Mr. Mouloud BRAKOUH, Mr. Hamid and Mr. BARKOUH Khellihenna DLEIMI, who had been sentenced to one year in prison. Finally, Mr. Omar AKHNIBILA, Mr. Bachir KHADDA, Mr. Mohamed BACHIRI, Mr. Abdessalam LOUMADI and Mr. Hassan DAH will appear before the court of first instance on April 2, 2008.